19 ans avant…


Ma vie de bombe sexuelle / vendredi, juillet 18th, 2014

twitter… j’avais 15 ans.

… et j’étais la plus grosse fleur bleue de toutes les fleurs bleues du monde entier.

Si un garçon se montrait sympathique, je m’inventais instantanément un scénario à base de surprises romantiques, de fuites au bout du monde, de baisers passionnés sous la lune et d’amour éternel forever and ever… [cœurs rose fushia, fleurs de cerisiers et mini cupidons pailletés]

Alors forcément, quand j’ai été envoyée chez un beau kiné de 30 ans qui posait sa main sur mon ventre pour m’apprendre à respirer, bah j’ai succombé !

Si je prenais le temps de vous raconter les multiples efforts que j’ai déployé durant ces trois semaines pour paraître parfaite (alors qu’en vrai j’étais une ado timide, complexée et pas du tout sûre de moi…), ce billet durerait 6 ans ! Mais le détail que je vous confierai c’est que je prenais soin de mon parfum, j’avais choisi rien que pour lui une « Eau Jeune » particulièrement fleurie et légère….

Je m’étais dit que ça lui plaisait… Je crus le surprendre à me renifler !

 

L’année suivante il était toujours là, moi aussi mais je savais à présent respirer toute seule (damned !)… Alors je ne faisais que le croiser dans les couloirs, je soignais mes démarches, mon odeur, toujours ! Il m’avait reconnu et nous nous échangions de très grands sourires, parfois quelques mots, et je finissais ma journée dans l’espoir du lendemain, en sachant que de 9h02 à 9h07, je pouvais avoir la chance de l’apercevoir dans le couloir de l’aile nord !

 

L’année d’après nous avons franchi une étape ! Nul besoin de me demander comment ce miracle s’est produit, je n’en ai aucune vague idée… Il m’a invité chez lui pour boire un coca (je crois) ! Il m’a présenté à sa femme, enceinte jusqu’aux dents, puis à sa mère, puis à sa tante… Je ne comprenais pas trop trop ce que je pouvais bien foutre au milieu de ses fragments de vie, mais je m’en moquais, j’étais contente comme tout, j’étais avec lui, je le vénérais : il écoutait FFF, il mâchait des Stimorol…

 

L’année d’après (oui, c’est un feuilleton, j’vous ai pas prévenu ?), j’étais assez grande pour lui servir de main-d’oeuvre lors de la construction de sa maison ultra-moderne perchée dans la montagne… J’y allais de temps en temps pour aider ses amis à percer les ardoises pour le revêtement de la toiture. Là encore j’étais en immersion dans une vie qui ne ressemblait en rien à la mienne, aux côtés d’un homme qui fleurait bon les relents du mari parfait !
Moi j’étais majeure, et nous étions amis

 

Comme chacun sait, le temps passe… Et les années se sont écoulées avant que je ne retourne dans cette ville thermale. J’ai perdu mon kiné de vue pendant 10 ans…12 ans… 13 ans !

 

Et puis je suis revenue. Juste pour me soigner, sans autres attentes. Une anonyme inconnue dans une ville sue par cœur ! C’est un peu triste mais ça a au moins le mérite d’être réconfortant.
Et au détour d’une rue : une plaque dorée avec son nom et un numéro de portable. Il a un cabinet à présent ! Je me risque à un petit SMS qui obtient immédiatement une réponse : non il ne m’a pas oubliée, oui pourquoi pas se voir ?

Et les retrouvailles furent plus rapides que prévues, le jour même, dans ce même cabinet… Je vous en avais déjà un peu parlé.
Le verre timide que nous avons pris au casino pour résumer une décennie… Oui je suis professeur des écoles, moi je me suis séparée de ma femme, moi je vais acheter un appart, moi j’ai eu deux enfants !

 

Aujourd’hui c’est la troisième année que je passe le voir, l’été, dans sa maison plus si moderne que ça mais toujours autant perchée dans la montagne. D’amis nous sommes passés à amants. Un jour il m’a demandé maladroitement comment je pouvais qualifier notre relation. Il a été tellement gêné de vouloir me demander de mettre des mots sur quelque chose de finalement si naturel, qu’il a voulu que nous l’écrivions, puis que nous nous le montrions simultanément… « Amitié amoureuse » était marqué sur son papier !

Il est diablement loin de moi… Géographiquement mais aussi dans sa vie, dans sa tête… Si loin que les moments passés ensemble contrastent de par leur fusion. Il n’est pas/plus mon genre d’homme, mais je craque rien qu’en y pensant. Il n’a rien de transcendant mais il fait frétiller mon cœur…

 

Je suis là depuis une semaine et il est prévu que je le vois dans quelques jours, dans quelques heures… Alors je frétille tellement que j’en suis presque malade… D’où ce modeste billet, cette petite ode à mon amant des montagnes.

Et vous, avez-vous des amours de vacances ?

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24 réponses à « 19 ans avant… »

  1. tres bien ecrit !
    je ne l ai jamais oublié mon amour de vacances ca fait 16ans mnt , je me demande ce qu il fait , ou il est précisement , je sais juste une petite info il est parti au québec , non pas que je l aime encore mais c etait mon premier ça compte pour une fille !
    J espere juste qu il est heureux ….moi je le suis et sans lui … cela restera un beau et merveilleurs souvenirs …..vacances vacances parfois le destin est mysterieux

  2. J’ai toujours été très fleur bleue aussi, mais mes amours de vacances n’ont jamais duré.
    Le premier je m’en souviens pourtant très bien. Mais évoquer son souvenir est douloureux (puisqu’il y a deux ans il est décédé dans un accident, laissant derrière lui une femme et une petite fille de quelques semaines à peine).
    Il y a d’autres histoires plus belles, comme la tienne!! Profites bien de ces moments!

  3. moi je suis une filles coincée. J’ai eu un amour de vacances… platonique… les années ont passé… 3… puis nous avons repris contact je ne sais plus pourquoi… et puis nous avons eu une histoire de deux ans. et puis il m’a quittée. puis il est revenu. J’ai eu peur qu’il me requitte, alors je l’ai quitté. Nous sommes restés longtemps en contact. un mec bien, sans aucun doute, mais je me serai ennuyée avec lui. :)

  4. Belle histoire…je n’ai jamais eu d’amour de vacances, je suppose que je préférais me dépenser à 200% dans les activités et que je n’ai pas eu le temps de regarder ce qu’il y avait d' »intéressant autour de moi »…

    1. J’aurais bien aimé avoir des activités… Mais en cure, à part les soins y’a pas grand chose d’autre :)
      (M’enfin je me cherche des excuses bidon car en vrai je me suis toujours accrochée au mec mignon du quartier comme une moule à son rocher :)

      1. Oui j’imagine bien (pour les soins…pas pour la moule, quoique)…mais pour être honnête, je pense que je me suis plongée dans 36 000 activités pendant mes vacances pour ne pas avoir à constater qu’on ne me remarquait pas…je n’étais (et ne suis toujours pas :P) remarquable.

  5. Nah pas d’amour de vacances, ou alors dans des bouquins xD Je passais mes vacances avec mes frères à jouer ensemble sans rencontrer personne d’autres.
    Mais je suis toujours une indécrottable fleur bleue, avoir le bras du Chti autour de ma taille me fait encore des papillons dans le ventre.

  6. J’ai retrouvé, il y a presque 2 mois, mon premier amour… Je ne l’ai jamais oublié. Je ne me souvenais que de quelques détails, j’avais quelques images en têtes.. Ce qui me collait à l’âme c’était les remords… J’avais honte de la manière immonde dont je l’avais quitté. Je l’ai retrouvé sur le site cop…..vant. Je la cherchais volontairement. Je suis en pleine introspection et je voulais m’excuser. J’ai donc osé, au bout de 25 ans, lui envoyé un message. .. « j’espère que tu m’as oublié, dans le cas contraire je te présente mes excuses pour la manière ignoble dont je t’ai traité…. »
    Je n’ai pas eu de nouvelles de suite, puis une semaine après je recevais une invitation de sa part sur fb… je n’en revenais pas… elle m’ouvrait une partie de son intimité.
    Son premier message disait simplement qu’elle n’avait que de bons souvenirs et qu’elle avait oublié le reste.
    Je lui ai demandé ce dont elle se souvenait… et nous avons commencé à échanger.
    Une semaine après nous décidions de nous rencontrer… en ayant l’un et l’autre des déclarations qui ne demandaient qu’à s’envoler.. et l’envie de les garder en nous pour le « grand jour ».
    Depuis ce jour tout est magique.. notre rencontre, notre premier « second » baiser, notre première nuit, notre première sortie avec les enfants (5 en tout), notre premier week-end en famille…
    Tout ça pour dire que lorsque l’on est « fleur bleue », je pense que chaque personne qui croise notre route reste gravée en nous .. et peu resurgir au moment ou l’on s’y attend le moins.

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