294 jours.


Ma vie de célibataire / jeudi, mai 21st, 2015

ChatIl s’en passe des choses pendant 294 jours pour la plupart des gens…

Ils changent, ils grandissent, ils se marient, divorcent, meurent. Y’en a même qui font des bébés ! Oui oui dans ce laps de temps là.

294 jours à se réveiller le matin, s’activer un peu, bosser parfois, respirer toujours et penser inlassablement. Et puis 294 couchers, 294 rêves dont on ne se souvient pas ou presque pas… Et ça recommence, encore.

Voilà le temps qui est passé dans ma vie entre cette dernière fois et aujourd’hui. Et encore c’est pas comme si j’allais remettre les compteurs à zéro aujourd’hui, ben non.

Alors du coup, à l’aube des 300 jours, date ronde et donc forcément fatidique, je me dis que ce serait sans doute un tout petit peu compréhensible si je me plaignais un chouïa…

Voici mon compte de jours de célibataire. Ces centaines de journées, de soirées et de nuit passées seule, sans main à tenir, sans peau à sentir, sans lèvres à mordiller… Très concrètement je suis en train de me demander si je saurais toujours !

Les hommes dont je veux sont rares, super méga rares… Et quand j’en trouve un, la réciproque n’est pas forcément toujours gagnée. J’ai beau suinter de passion (oui, jolie image, je sais), parfois ça ne suffit pas à attirer ceux qui sont trop sûrs d’eux. Ma chance réside surtout auprès des originaux, des torturés, des complexés ou encore des contemplatifs.

Et pourtant moi j’ai besoin d’admirer, et il est hors de question que je me force. C’est pour ça aussi que je ne trouve que rarement, je le sais bien que c’est en grande partie ma faute. Mais pourtant je me disais encore il n’y a pas si longtemps que ça pouvait être possible, je ne suis pas folle, je vois les regards.

Mais non. Je n’ai rien vécu depuis 294 jours. Mon cœur a battu mais seulement pour me maintenir, jamais pour me transporter.

Oui je trouve ça triste, et oui forcément ça me rend triste… J’ai mes phases. Celles où je m’en fous et celle où j’y repense, souvent quand je vois les autres, souvent de façon induite par ces stupides comparaisons qui me rendent mesquine et qui me font me détester « pourquoi elle et pas moi ? ».

En ce moment c’est cette phase-là qui se termine sans que je n’aie à aucun moment tenté quoi que ce soit avec qui que ce soit, je ne me fais pas assez confiance pour ça. Et bientôt mon état le plus commun arrivera : la résignation simple.

Ce serait plus facile si je vivais seule isolée… Au moins l’envie ne serait pas affichée devant mes yeux… Je cesserai enfin d’avoir l’impression de devoir inlassablement passer devant la pâtisserie alors que je suis au régime.
Mais pour le moment j’ai lâché l’idée. Je ne changerai pas radicalement mes plans de vie, je vais attendre que les rares choses qui me retiennent ici cessent de me faire cet effet, ou meurent.

Donc pour le moment je suis encore spectatrice victime des affections d’autrui envers autrui.

Pour le moment je me tais.

Pour le moment je compte encore les jours…

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38 réponses à « 294 jours. »

  1. Bonjour,

    comme je te l’ai déjà dit tu as raison de ne pas te forcer cela ne servirait à rien car le résultat serait obligatoirement mauvais (à plus ou moins long terme).

    Bon je t’épargne le couplet tu vas trouver, t’es une fille bien tout ca… Je sais que c’est chiant à entendre.

    Je dirais simplement que je te souhaite le meilleur et que la fatalité n’existe pas.

  2. Oui, il ne faut pas se forcer !!
    Et ne dépendre de personne, c’est bien aussi ! Tu ne vis que pour TOI,tu ne te prends pas la tête, tu es libre de faire ce que u veux où tu veux et avec qui tu veux ! C’est pas beau ça ? :)

  3. Pour ma part je pense qu’il faut parfois se forcer. C’est la seule façon d’être surpris. Je ne dis pas de se mettre avec quelqu’un qui physiquement nous « dégoûte » mais il se trouve que les gens sont bien plus « riche » qu’il ne le laisse paraître, pour peu qu’on se donne la peine de creuser un peu.

    Mais c’est vraiment triste et dommage d’être jeune, belle, instruite, cultivée, intéressante et pleins d’autres qualités (et de défauts aussi sinon c’est chiant très vite) et d’être spectatrice de sa vie. Parce que tu as quand de beaux atouts dans ton jeu de cartes.
    Courage dans cette période difficile.

    1. Bah oui mais moi l’alchimie je la sens de suite ou jamais, c’est aussi une des particularités de ma facette « passionnée ».
      Alors il est vrai que sur les sites de rencontre le physique joue à 75%, mais pas que.
      Et d’expérience je sais que me forcer c’est me changer, et me changer c’est faner… Alors franchement…

      Parce que sinon il y aurait bien longtemps que je serais mariée 3 mômes, un kangoo, un chien, un pavillon et 2 lexomil

      1. Mariée 3 mômes, un kangoo, un chien, un pavillon et 2 lexomil, ce n’est pas une fatalité. Ça peut très bien aussi être: Pascée, 2 enfants, Une Audi, un chat, une villa et 2 gaviscon (c’est quand même plus réjouissant lol )

  4. Zézette : Roooooh, je comprends rien du tout à la sécu moi! Leurs papiers, hein, merci … Vous avez des enfants vous?

    Katia : Non, non je n’ai pas eu ce bonheur

    Zézette : Vous êtes mariée?

    Katia : Non plus

    Zézette : Ah ben, soyez pas triste, ça viendra … Chaque pot a son couvercle.

    J’essaie de te faire sourire comme je peux!

  5. Tu sais, c’est rien 294 jours. Tu n’en es même pas à une année !
    Mon mari, je l’ai rencontré après une période de disette. Il faut profiter justement de ces moments de célibat pour apprendre à vivre pour soi seulement, se (re)découvrir. C’est comme ça qu’on sait ensuite ce qu’on veut. Je veux dire, ce qu’on veut vraiment finalement dans la vie, et avec quel type d’homme. C’est un projet de vie qui mûrit, et on en sort grandie.
    Avant ma période de célibat, je ne me serai jamais retournée sur mon mari, et tu vois, finalement ça a eu du bon cette période.
    Oui, c’est pas drôle. Oui, on croit que ça ne finira jamais, qu’on est foutue, trop vieille, devenue trop moche pour plaire… Mais on finit toujours pas s’en remettre au final (quand on est plus seule, ah ah ah !).

    Je suis sûre que des tas de filles t’envieraient ces pauvres petits 10 mois.

    1. Je pense que je me connais. Je n’ai jamais été en couple plus de 11 mois, je n’ai jamais vécu avec quiconque, je n’ai jamais été engagée sérieusement avec qui que ce soit.

      Je n’ai non plus jamais eu d’exemple de couple.

      Donc c’est pas tant une histoire de pas drôle ou quoi… Mais surtout de… euh…. défoulement physique vois-tu… et puis de tendresse, mais pour ça l’envie est plus rare !

      1. 11 mois c’est déjà pas si mal. Pour toi ce n’est pas sérieux encore quand ça dure autant ?

        Faut dire que tu compliques quand même bien les choses avec tes critères physiques, hein. Ce serait bien d’essayer de voir plus loin quand même.
        Mon mari n’est pas vraiment le genre d’homme qui me fait craquer. En vrai au début je ne pensais pas que ça irait super loin. Et pourtant il me rend la vie de tous les jours tellement plus facile, tellement pas prise de tête, que je ne m’imagines pas ma vie sans lui.
        Après c’est clair que c’est cool la passion, se sentir vibrante, vivante et tout. Mais tu connais l’histoire du feu de paille, non ? La passion finit toujours par s’étioler à un moment où à un autre, c’est inévitable dans une vie de couple. Et là, il faut qu’il y ait tout le reste derrière, sinon ça part en vrille.
        Mon idéal de vie ce n’est plus d’être tout feu tout flamme, mais de pouvoir fonder de vrais projets, avec quelqu’un que je peux imaginer comme le père de mes futurs enfants, parce qu’on a relativement les mêmes principes dans la vie.

        Après peut-être que tu n’es pas encore assez mâture dans la tête pour faire des choix en visant le long terme. Moi c’est à mes 30 ans que j’ai réalisé ce que je voulais vraiment. Peut-être que toi ce sera à 35, 40,45 ans… que tu verras d’autres perspectives. Chacun a son rythme.

        Sinon, sans parler de couple, ben il y a les plans Q. T’as peut-être pas besoin que le mec soit non plus à tomber pour ça, si c’est de la chaleur humaine que tu veux, non ? (Sans viser ceux que tu trouves moche non plus, mais entre les 2 il reste les « potables » quand même !)

          1. Il y a forcer et forcer. Je te dis pas non plus d’aller te taper un vieux croupi édenté et chauve, obèse, avec une jambe de bois et un œil de verre.
            Mais tu pourrais peut-être te focaliser un tout petit peu moins sur tes critères physiques, et essayer de creuser un peu les personnes. Plus qu’une soirée, quoi…

  6. Courage pour cette mauvaise passe, je te souhaite de retrouver confiance en toi et de positiver un peu plus pour le futur, ton futur !!! (je te laisse le choix dans l’ordre de réalisation de ces deux « détails »)
    Essaie de ne plus compter les jours, à part de la torture mentale et de la pression inutile, ça ne t’apportera pas grand chose.

    Je voudrais aussi pouvoir te dire que tout va bien se passer, l’avenir sera forcément meilleur, et tout, et tout. Mais on va pas se mentir… La vie est moche, souvent d’ailleurs. Mais de temps en temps parmi toutes ces merdes il arrive des trucs magiques qui mettent un peu de couleur dans la grisaille ambiante. A toi de repérer ces petits points de couleurs, il y en a forcément du côté de Blogo, de tes môms, des Fatals et qu’en sais-je !

  7. J’ai lu dans les commentaires qui ne fallait pas te forcer.
    Pour ma part, je ne dirai pas que c’est te forcer qu’il faut.
    Mais te laisser aller, lâcher prise, ne pas réfléchir, embrasser les moments (et les personnes que t’as envie) et laisser faire les choses.

    C’est sûr, tu peux tomber sur une histoire où tu t’attache, tu t’accroche et ou tu te fais mal.
    Mais c’est la vie, on tombe, on se fait mal, on se remet sur ses pieds et on retente.
    Et un jour, alors qu’on ne s’y attend pas, qu’on s’est habitué à sa façon de vivre, une histoire peut naître.

    (Et je parle en connaissance de cause)

    1. Si je me laisse aller et j’embrasse les moments, je pars.

      C’est très très clair. J’envoie chier tout et tout le monde et je vais vivre dans une roulotte dans les Cévennes

      1. Et pourquoi pas ? Si rien dans ta vie ne te correspond, alors il faut envisager sérieusement un nouveau départ. Tu n’as pas beaucoup d’attaches dans ta vie actuelle, tu n’as pas de gamins ni rien, pas de compagnon qui ne pourrait pas plaquer son boulot comme ça… Tu es libre de réaliser ce rêve.
        C’est peut-être là-bas que ta vie t’attend ? Peut-être qu’un beau berger chevelu s’ennuie fermement dans la vie et n’attend qu’un petit poney rose et violet pour le faire revivre ? :)

        1. Pourquoi pas ?
          Mais parce que c’est exactement le projet qui m’a fait plonger. Exactement l’état d’esprit dans lequel j’étais lorsque j’ai entamé ma dépression, exactement ce que je voulais faire.
          Et après m’être fait pourrir par Môm² et rit au nez par 4 psys différents je me suis doucement fait à l’esprit qu’il fallait p’tet mieux ne pas ruer dans les brancards et tout foutre en l’air pour aller m’enterrer.
          Parce que tu n’as pas l’air de comprendre, mais quand je dis seule, c’est seule. Pas de raccordement EDF-gaz-eau, pas de consumérisme, sortie du système monétaire et bien sûr, forcément : marginalisation extrême hors société (donc pas de rapports humains).
          Une retraite, une VRAIE….

          Donc non hein ! Je ne vais pas me remettre à y penser maintenant !

          1. :)

            Et alors, certaines personnes vivent comme ça et ne s’en porte pas plus mal.
            Ce n’est pas parce qu’on vie en dehors de la société qu’on vit mal (bon moi, je ne pourrais pas).

            Le truc, c’est de savoir si c’est juste que tu souhaite t’enterrer (dans ce cas, c’est pas une bonne décision) ou si tu as besoin de ce mode de vie.

          2. Je ne sais pas comment expliquer…. Je ne vois pas comment je peux être plus claire en fait.

            Ça m’a bouffé, ça me bouffe si j’y pense, parce que je ne peux pas, parce que mes envies sont approximativement aussi aboutis que ceux d’une petite fille qui veut monter une licorne à cru dans un champ de fraises tagada !!!

            C’est un rêve juste irréalisable en l’état, à cause de la conjoncture, de ma famille et de ma tendance à être super manichéenne.

            Donc vu que je viens de réaliser que ce n’est pas possible maintenant et que ce n’est qu’en faisant de petits pas que j’y arriverai, je ne vais pas replonger la tête la première dans ce projet de malade mental (littéralement) qui va me bouffer la santé !

  8. Faut pas toujours écouter les parents, parce que sinon on ne serait rien.
    Ta vie, c’est toi qui la choisis. Certains arrivent très bien à vivre comme ça (peut-être pas aussi en ermite quand même). Je connaissais à une époque un mec qui comme ça vivait dans une petite maison où il n’y avait presque rien (je ne suis plus sûre, mais je crois qu’il avait l’électricité quand même). C’est un autre monde, mais il aimait ça.

    Après le passage à l’extrême opposé, pour quelqu’un qui habite en Île-de-France, c’est peut-être vachement brutal. Mais peut-être commencer par une cabane dans la montagne avec le minimum de commodités. Il y a des coins qui vivent super bien avec le troc et tout, faut tomber sur le bon coin.
    J’avais aussi le frère d’un ex qui était marginal et qui lui ne vivait que de squattage contre petits travaux et troc, en Bretagne. Il traînait dans les festivals et tout. Un peu je pense dans le style de vie que tu aimerais peut-être. (Par contre il est gay, alors je peux même pas te le présenter, zut !)

  9. On peut aussi rajouter « et drogué » même. Mais il s’en sortait vachement bien le bougre, avec sa vie décousue. Il avait trouvé tout un groupe comme lui, et l’un d’eux avait une vieille baraque. Ils l’ont un peu retapé vite fait, l’on décoré genre avec des tentures fluos de partout, et quand j’ai quitté son ex ils en étaient à avoir fait un putain de méga trou qui faisait presque tout le rez-de-chaussée pour en faire un piscine intérieure… Les gars étaient complètement barrés dans leur tête à force de fumette (ou autre), la moitié du temps ils vivaient sur les routes dans une sorte de van pour aller de festival en festival et ils vendaient des colliers de perles, lol.

    Mais c’est quand même pas juste ces pensées qui t’ont menées à la dépression, non ? Ça devait être plutôt une grosse accumulation de ce que j’en avais compris.

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