53 billets en 2015 : La mauvaise habitude que j’ai réussi à perdre.


Ma vie de hippie, Ma vie de yogi zen / dimanche, février 22nd, 2015

Bannière 53 billets

A l’aube de la dizaine des 53 billets en 2015, je vous propose de faire un mini-bilan sur ce que vous avez été capables de réaliser.
Les mauvaises habitudes sont faciles à prendre, et nettement plus compliquées à perdre, mais pas impossible. Sauf qu’il y en a forcément une que vous avez réussi à vaincre, avec de la volonté, du courage ou parfois même de l’abnégation.

Parce que nous avons la force de le faire…


Ma participation pour la semaine 9 :

J’ai des quintaux de mauvaises habitudes en tous genre.
Certaines ont été insufflées par mon éducation maternelle, par mon éducation scolaire, par mes expériences passées, par la vie citadine, et même par le fait de vivre seule.

Il y en a plein que je n’ai pas encore réussi à complètement rayer de ma vie même si elles m’empoisonnent plutôt habilement.
Je suis toujours procrastinatrice (Il est 10h20 et je suis en train d’écrire ce billet qui était prévu pour 10h00…), je force presque toujours trop sur l’alcool (où est passée ma soirée d’hier ?), je suis ronchon le matin (« Putaaaaaaaain Blogoooooo, mais tu pourrais éviter de faire du lancer de litière sur les murs des toilettes quand tu y vas ???? »).

Mais je suis la preuve vivante que les mauvaises habitudes, et même celles les plus ancrées peuvent être dégoupillées en peu d’efforts afin de nous rendre la vie bien meilleure !!

Mise en situation :

Août 2013, festival écolo-végétalien-permaculturel

Je suis arrivée là un peu par hasard, j’ai suivi un chevelu.
Quoi qu’il en soit, je devais rester 2 jours, j’ai campé durant 10.

Ici, j’ai trouvé une communauté de personnes qui ont à peu près les mêmes valeurs écolo que moi, certains en carrément radicaux, certains en carrément utopistes, certains en curieux intéressés. Je fais partie de la dernière catégorie : j’écoute, je vis, je réfléchis mais je participe peu, le concept de communauté ne m’est pas du tout naturel pour moi, citadine solitaire.

Je me souviens de ce moment où je suis allée chercher du bois pour la cuisine (cuisine collaborative au feu de bois où chacun met la main à la pâte pour le petit millier de festivaliers), j’errais donc parmi le lieu du site, seule avec ma cagette et mes brindilles. Je m’imaginais un peu dans le remake de cendrillon.
Je me souviens avoir observé du coin de l’œil cette fille qui ramassait elle aussi du bois à quelques mètres de moi, je me souviens avoir ruminé, mécontente et avoir eu une pensée à peu près parente à celle-ci :
« Pfff putain mais c’est pas vrai, elle voit bien que je ramasse du bois, pourquoi elle ne va pas ailleurs cette connasse au lieu de me piquer le mien, l’endroit est assez grand merde ! »
Je me souviens avoir tourné les talons pour m’éloigner et je me souviens qu’elle m’a rattrapé, m’a donné son bois et m’a lancé un lumineux :
« Tiens, j’ai vu que tu ramassais du bois, je t’ai aidé ! »

Grosse claque d’humanité dans ma gueule.

Septembre 2013, chez moi

Le retour a été bien compliqué, j’ai été changée par ce séjour certes mais les habitudes de la vie en ville reprennent vite le dessus.

J’ai ramené mon chevelu sous mon bras et nous avons gardé quelques belles connaissances, comme ce boulangé expatrié qui passe le plus clair de son temps à faire le tour du monde en quêtes de nouvelles expériences spirituelles. C’est un homme tout à fait unique. Il s’extasie toujours de tout.

Je l’ai hébergé dans mon appart de banlieue craignos quelque temps, il était ravi de contempler les immeubles pourris tout autour… C’est amusant mais parfois aussi un peu fatigant.
Et puis un jour je me suis énervée contre mon mec pour un détail de la vie quotidienne, devant notre hôte (oui, moi le public ne me dérange pas, si j’ai un truc à dire, je le dis). Il n’a pas été émerveillé cette fois. Il m’a tendu un livre, puis donné un ordre : « lis-le »

Aujourd’hui

Ce livre, je l’ai acheté en plusieurs exemplaires, et je l’offre autour de moi. Ce livre contribue à me changer de manière positive.

Ce livre s’intitule « Les Quatre accords Toltèques » et nous présente les 4 règles pour vivre de la façon la plus harmonieuse qui soit, avec soi mais aussi avec les autres. Et, foi d’Agoaye, ça fait drôlement du bien.

1- Que votre parole soit impeccable
2- N’en faites jamais une affaire personnelle
3- Ne faites aucune supposition
4- Faites toujours de votre mieux

C’est le point 3 que je me suis mangé dans la gueule le jour où je ramassais du bois, c’est le point 3 qui m’a fait me sentir à ce point aussi minable, c’est donc le point 3 que j’ai travaillé en priorité.

Ne jamais rien supposer, demander des éclaircissements sur une situation qu’on ne comprend pas ou tout simplement laisser les choses se dérouler plutôt que de se monter un film qui n’aura au final très certainement pas lieu.
C’est tellement inutile d’élaborer des scenarii quant aux réactions des autres que nous perdons un temps et une énergie phénoménale pour rien.

J’ai arrêté !

Aujourd’hui, pour moi, les choses viennent naturellement, je ne me pose pas 36 000 questions, je ne fais pas d’hypothèses, pas de prévisions, pas d’anticipation. Je passe donc à côte de bon nombre de sentiments toxiques (« Cette critique m’est sûrement adressée, cette personne ne m’aime pas, cette situation va être horrible »…) et m’épargne également une sacrée dose de stress.
Je réfléchis plus posément à des choses qui en valent bien plus la peine, je suis plus calme, je suis tout simplement plus bienveillante.

Maintenant je dois vraiment m’attaquer au point 1, c’est celui qui me fait le plus souvent défaut !



Mon coup de cœur de la semaine 8 :

« Si ma vie était un film »

coup de coeur


 Vos favoris de la semaine 7 :

« Ma plus belle histoire d’amour »

0411

Merci d’avoir choisi mon histoire imaginaire parmi vos favorites.

Bonne et douce semaine à tous les participants.

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43 réponses à « 53 billets en 2015 : La mauvaise habitude que j’ai réussi à perdre. »

  1. Je me suis régalé à lire ton article, car je m’y reconnais un peu!
    J’essaie aussi de faire des efforts, mais je n’y arrive pas toujours, je me fais toujours des films et tout ça…
    J’ai vraiment envie de lire le livre dont tu parles, surtout que j’adore ce genre de bouquin qui fait réfléchir et qui te fais avoir un regard nouveau sur toi même et sur le monde.
    Si j’ai assez de sous le mois prochain, je passe commande direct !

  2. Dat révélation…!

    La numéro 3 .. est déjà quelque chose que j’applique (ou essaye d’appliquer au max) au quotidien et ça m’a enlevé un poids énooooorme dans ma petite vie.

    Bon la contrepartie c’est que je déteste qu’on fasse des suppositions sur ma personne. Rien ne me met plus en pétard que « tu avais l’air de dire que… » « j’ai eu l’impression que… » « Si tu as dis c’est que ça voulait dire ça ! »

    En général je me fâche tout rouze :( « non, parce que si j’avais vraiment voulu te dire CA, eh bien crois moi que je t’aurais dit CA »

    1. Tu as raison, et je comprends tout à fait.

      Mais on ne peut pas blâmer les gens sous prétexte qu’ils n’ont pas eu le même (bon) cheminement que soi !
      (oui, je me fais aussi l’avocat du diable parfois)

  3. Je pourrais réécrire Wikipedia si je devais lister les mauvaises habitudes que j’ai à perdre, mais c’est pas le sujet :-P
    Ne pas anticiper le futur est en priorité sur ma todo list !

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