53 billets en 2015 : Mes premiers souvenirs de rentrée


Ma vie d'éternelle enfant / dimanche, août 30th, 2015

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Durant mon rassemblement de cet été, j’ai appris que la fin de quelque chose n’était pas forcément mauvais (Shiva, tout ça…). De la même façon, le début de quelque chose n’est pas non plus forcément redoutable !

Donc voici la rentrée. Ce n’est pas la première et ne sera pas la dernière. Mais justement… La première… vous en souvenez-vous ?


Ma participation pour la semaine 36 :

J’ai la mémoire qui flanche assez, je ne me souviens plus trop bien. Surtout que je n’ai quasiment pas été en maternelle quand j’étais gamine, alors pour moi la notion de rentrée c’était un peu un truc flou et pointillé.

Je me souviens du dessin animé d’un lion parmi les agneaux qui n’arrivait pas à faire comprendre qu’il ne leur voulait pas de mal mais qu’il était juste différent.
Je me souviens des toilettes minuscules et alignées sur lesquelles je n’avais pas du tout envie d’être.
Je me souviens de tous ces autres enfants que je ne connaissais pas et qui me touchaient malgré moi (oui, déjà).

Et puis les choses sérieuses ont commencé en primaire.

Je me souviens des cahiers et livres de lecture que je dévorais seule car je savais déjà lire.
Je me souviens de mon premier amoureux à qui je disais tous les ans que je l’aimais et qui n’en avait rien à foutre.
Je me souviens des enfants qui me faisaient peur, à cause de leur énergie mal canalisée, de leur méchanceté, de leurs grands frères.
Je me souviens de mon meilleur copain, qui avait un prénom aussi pourri que le mien et qui venait souvent dormir à la maison.
Je me souviens des enseignants qui m’adoraient ou me détestaient, mais je n’avais pas l’impression qu’il y avait des nuances entre chaque état.

Vint ensuite le collège, où la vie en communauté commençait doucement à être plus facile pour moi.

Je me souviens du stress de savoir quels professeurs j’allais avoir, avec certains dont l’évocation seule de leur nom relevait du satanisme.
Je me souviens du plan du bâtiment qu’il a probablement fallu que j’apprenne par cœur.
Je me souviens du très mauvais choix que celui de faire Allemand en LV1, et de la très mauvaise prof qui m’a enseigné ça.
Je me souviens de la pile de cartable jetée au milieu de la cour sur laquelle les plus forts poussaient les plus faibles lorsqu’ils avaient le malheur de s’y aventurer.
Je me souviens de mon premier grand amour, un grand de quatrième et ses yeux si bleus.

Le lycée ensuite a été le vrai beau moment de ma scolarité.

Je me souviens de la liberté ressentie dans ce domaine de 33 hectares entourés de bâtiments anciens.
Je me souviens de notre statut à part, nous, la classe d’options artistiques.
Je me souviens de toutes ces personnalités atypiques que j’ai eu le plaisir de découvrir, tous ces exemples, toutes ces idées révolutionnaires, tous ces anticonformistes.
Je me souviens d’enseignants qui aimaient vraiment ce qu’ils faisaient et qui nous apportaient le meilleur d’eux, des gens brillants, voire même avec plusieurs soutenances pour la plupart.
Je me souviens de l’embryon de rébellion qui a germé en moi à ce moment-là, celui-là même qui m’a poussé à refuser de continuer à assimiler les connaissances qu’on me servaient frontalement et qui m’a encouragée à lui préférer les expériences sur le terrain.

Après des années de déscolarisation, je me retrouve de nouveau à faire des rentrées, mais cette fois de l’autre côté de la barrière.

Je me souviens de l’inspecteur le premier jour de notre formation et de sa phrase : « Tous nos savoirs concernant votre formation sont relatifs et temporaires ».
Je me souviens de l’angoisse de l’attente à ne pas savoir où j’allais être envoyée, dans quel niveau j’allais devoir enseigner.
Je me souviens de cette vague sensation d’errance la première fois où j’ai été mise en responsabilité devant une classe inconnue.
Je me souviens des premiers échanges avec mes collègues et de leurs interrogations quant à mon parcours atypique.
Je me souviens des jours où je me suis enfin sentie bien face à une classe, je savais ce que je faisais, où j’allais et comment.

Aujourd’hui je me souviens de tout.
Mais je connais aussi l’impatience, l’envie de connaître la réaction des élèves quand ils sauront que je serai leur professeur. J’ai hâte de faire ma réunion aux parents, de leur énoncer tous nos projets, de leur apprendre notre grande collaboration inter-classes, de leur parler de la correspondance France-Québec à laquelle nous prenons part, de les avertir de tout ce qui va se passer !

Pour moi, la rentrée c’est super !

 


Mon coup de cœur de la semaine 35 :

« J’aimerais mais je n’ose pas »

coup de coeur


  Votre favori de la semaine 34 :

« Le top 5 de mes lectures favorites »

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Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne rentrée et vous assurer que tout bientôt vos favoris et mon coup de cœur seront remis à jour sur les thèmes des vacances !

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18 réponses à « 53 billets en 2015 : Mes premiers souvenirs de rentrée »

  1. J’ai détesté l’école… je ne veux absolument pas me replonger là-dedans ! j’ai détesté les autres gosses… Ma mère répétait toujours qu’il valait mieux la paix que la guerre… J’ai du apprendre toute seule à ne pas me laisser faire… j’en ai beaucoup souffert… ça a été des années vraiment horribles…

    1. Rho dis donc on dirait oui….
      Moi j’ai subi pendant l’élémentaire, et encore, moins que toi on dirait… Mais y’avait une gamine qui passait ses récrés à me secouer (littéralement)

      1. nan moi ça n’a jamais été des violences physiques… plus des moqueries, de l’intimidation… j’ai eu une boule au ventre tous les matin de 8 à 11 ans… Après avec l’entrée à l’Athénée ça a été un peu mieux… Disons que jusque 14 ans, ce n’était pas la joie… Après cela a été mieux mais j’avais acquis un fichu caractère ;)

  2. Tu te souviens assez bien de pas mal de choses! J’ai adoré toutes mes rentrées scolaires. Même le primaire pourtant j’y ai des souvenirs détestables. Chaque année je me disais que ceux qui me faisaient du mal allaient passer à autre chose. Et ils recommencaient. Et je me refugiais à nouveau dans mes rêves!

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