Action ou vérité ?


Ma vie d'éternelle enfant, Ma vie de célibataire / mercredi, mai 1st, 2019

Au lycée, c’était assez à la mode de se caser avec un mec rapidement et de rester avec lui. Évidemment, en bonne rebelle que j’étais, j’avais une incapacité viscérale à être « à la mode » et je n’ai jamais cherché à entretenir une relation monogame avec quelque individu que ce soit.

J’avais gardé du collège quelques tendances à cultiver des passions pour des mecs inaccessibles, c’était très sécurisant, vu que je ne pouvais pas prétendre à les intéresser, je me sentais relativement en sécurité dans mes fantasmes puérils.

De ces années collèges j’avais également préservé un petit groupe d’amis avec lesquels je traînais le soir, chez l’un ou chez l’autre et parfois même dans la rue ou dans des boxes de garage. Ils me permettaient de rencontrer toute la faune locale de ma ville de résidence dont je ne fréquentais pas les établissements scolaires.
Moi je m’étais expatriée dans la ville d’à côté pour mes études. Je me la suis jouée Diva en intégrant une filière artistique et je m’y éclatais bien plus qu’au bahut du coin.

Nous nous retrouvions donc le week-end pour fumer des pétards de mauvaise qualité et déguiser nos envies de flirt en parties d’action ou vérité.

J’ai toujours préféré les « action » sauf que ça ne se dit pas. Il semble relativement établi que les personnes qui choisissent « action » sont les plus grands aventuriers des temps modernes… Rendez-vous compte, en choisissant de faire quelque chose on s’expose au risque d’au moins embrasser un garçon ou pire !
Moi je trouvais ça fun, ce n’était pas aussi chiant que « vérité » ! Et puis bon, « vérité » on en revient bien vite. En général ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent et ce n’est pas le genre de déclarations qui vont tout faire changer dans ta vie…

Mais bien souvent je m’acclimatais au climat frileux local et choisissais vérité.

Les filles gloussaient autour de moi en se concertant afin de trouver LA question ultime qui décrochera le combo gagnant : m’embarrasser ultimement et leur donner une information inédite. Manque de pot, j’étais la fille la plus transparente du monde et les informations inédites étaient encore plus rares que la modestie chez Alain Delon.

Bien souvent, elles posaient des questions nulles et je continuais à garder un œil sur les garçons affalés sur le canapé un peu plus loin. Ils fumaient à tour de rôle tout en commentant le dernier clip d’ IAM qu’ils se repassaient en boucle. Même s’ils semblaient ne pas avoir grand-chose à faire de nous, je savais très bien qu’ils laissaient traîner une oreille vers notre groupe en quête de révélations choc.
Et moi je guettais le moment où le joint était sur le point de se terminer pour leur proposer une soufflette. J’étais une des seules filles qui n’avait pas peur de retourner le côté incandescent dans ma bouche, j’avais un bon souffle et je ne mettais pas les mains. Je me brûlais parfois mais le jeu en valait la chandelle, j’étais très proche d’eux à ce moment-là.
Ma revanche sur le smack que j’avais malheureusement évité en ne choisissant pas « action ».

Dans mon lycée, je fréquentais les originaux inscrits en dessin, en théâtre, en musique ou en cinéma. Des personnages hauts en couleurs desquels je me sentais carrément  proche mais avec lesquels je n’ai pas eu d’affinités autres qu’amicales, nous nous connaissions trop…

De mes fréquentations dans ma ville en revanche j’ai eu quelques occasions sympathiques. La plupart d’entre-eux étaient les enfants des bourgeois du coin qui pensaient que fumer des pétards le samedi soir c’est le summum de la rébellion anti-patriarcale. L’une d’elle, que je considérais comme ma meilleure amie, avait même essayé de se suicider sur le bord d’un trottoir avec sa Peugeot 106 un soir de gros conflit avec sa mère. Elle a juste réussi à plier sa roue, c’est moi qui ai terminé de conduire sa voiture pour la ramener chez elle avec une direction complètement hors-service…

Sauf que ces amis invitaient des amis qui ramenaient aussi d’autres amis, et bien souvent les soirées se terminaient avec quatre ou cinq nouvelles têtes à considérer comme d’éventuels futurs-ex.

Quand j’y repense, j’avais une vie sociale trépidante à l’époque !

Et vous, à quoi ressemblait votre adolescence ?

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2 réponses à « Action ou vérité ? »

  1. Mon adolescence….. Aïe aïe. La pire période de ma vie a été le collège. Un enfer !!! Mal dans ma peau, pas acceptée par les autres (j étais la campagnarde), timide,rebelle.
    Au lycée, à partir de la 1ere, j ai commencé à me sentir mieux dans ma peau. J avais une classe qui m acceptée même si on ne parlait pas souvent ensemble. Je me suis faite une amie, que j’ai gardé. En terminale, mon autre classe a été géniale ! Acceptée, à ma place. Les gars nuls en anglais me demandait les réponses en contrôle, on rigolait bien. J’ai rencontré mon mari à cette époque) hors lycée. Cheveux longs, rebelle, metalleux avec le look qui va avec. Je me rappelle la tronche de ma meilleure amie lorsqu’elle l a vu la 1ere fois !! Il était venu me chercher au lycée… Lorsqu elle l’a vu elle s est arrêtée net, m a prise par le bras et m a dit : ho merde, y a des gars louches à la sortie !
    Moi j’ ai éclatée de rire car c était mon petit ami et des potes à lui (avec le même style). Elle en menait pas large les premières minutes de leur rencontre.

    Une autre copine de la classe m a demandé le lendemain si mon copain était gentil, ne me tapait pas et que si cela était le cas, il ne fallait pas que j’hésite à lui en parler. Que de bons souvenirs de cette période.

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