A vau-l’eau

Avant, tout allait bien…. Amoureux qu’on était ! Les choses se sont vite succédées, échange de clés et puis promesses d’une vie à deux et demi. Il aurait tout quitté pour venir, il aurait changé de métier, il aurait tout bousculé. Moi j’aurais fait une croix sur ma liberté et j’aurais partagé ce que j’avais égoïstement commencé à construire.

C’est peu par comparaison mais c’est un sacrifice quand même. J’ai mis un implant contraceptif en novembre, pour qu’on soit tranquille, et j’ai changé. Physiquement d’abord, j’ai pris plus de 8kg. Dégoût de mon corps et donc libido envolée. Moralement ensuite, sautes d’humeurs et dépression ont contribué à me faire moins supporter tous les tracas de la vie… 2 décès de proches plus tard et j’étais incapable de travailler, et incapable d’aider Chéri-Chéri au moment ou il en a eu besoin, au moment où il comptait sur moi pour l’épauler dans ses démarches professionnelles pour tout changer. J’entame ma seconde semaine de vacances scolaires. J’ai passé toute la première a pleurer l’euthanasie de mon animal de compagnie et a me débattre avec une bronchite asthmatique plutôt féroce… Ah, et je ne mange plus non plus, histoire de vous brosser le tableau complet de mon niveau moral et physique. J’entame ma seconde semaine donc en rejoignant Chéri-Chéri chez lui avant que nous partions en long week-end pour une destination inconnue (qu’il a prévu de longue date pour mon anniversaire). Je retrouve un homme fatigué et incapable du moindre geste d’affection envers moi, je le retrouve en proie a des réflexions desquelles je suis étrangère. Je me suis sentie rejetée et je l’ai testé : rien, plus rien, plus une once de combattivité pour tenter de me consoler, de me contredire ou de me garder. Au bout du compte j’ai réussi a lui extorquer qu’en réalité il est dans le doute depuis un moment, qu’il s’éloigne progressivement et que ce week-end d’anniversaire n’est qu’en fait que l’essai ultime pour « se retrouver »… Toute seule chez lui aujourd’hui je ne m’en remets toujours pas, et je suis toujours à mi-chemin entre une nausée bileuse et une léthargie  désespérée… Moi je ne peux pas faire semblant, moi je ne vais pas pouvoir oublier ce qu’il m’a dit et tout faire pour lui montrer que je ne suis pas QUE dépressive alors que là c’est Hiroshima dans mon cœur. Comment on fait pour vivre des instants avec l’idée qu’ils peuvent être les derniers ? J’ai presque envie de retirer ce putain de sparadrap d’un seul coup et de rentrer aujourd’hui a Paris, ce serait de la  souffrance en moins non ?
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Published by Agoaye

Dans un univers parfait, Agoaye aurait Hugh Jackman pour boyfriend, un budget informatique/nouvelles technologies illimité et une carte haute-fidélité chez Lush…
Dans notre monde, la réalité est bien différente !

14 Comments

  • la chauve-souris

    7 mai 2013 at 4 h 10 min Répondre

    c’est l’épreuve la plus difficile à surmonter ça, quand les 2 membres du couple vivent des difficultés. y en a pas un pour supporter l’autre et vice-versa. comme toi, je serais tentée de rentrer
    chez moi. ou alors une discussion s’impose, réellement à coeur ouvert où vous dites exactement ce qui ne va pas et comment vous voyez l’avenir.
    tu n’es pas qu’une dépressive, il le sait. encore faut-il que vous vouliez vous en souvenir tous les 2.

  • la chauve-souris

    7 mai 2013 at 4 h 10 min Répondre

    oh et j’allais oublier de t’envoyer des bisous, des paillettes et des licornes et puis plein de coeurs aussi.

  • bâtonnet de poisson

    7 mai 2013 at 7 h 01 min Répondre

    Une bonne discussion ou vous posez tout sur la table, ou vous exprimez vos ressenti sur les mauvais moments que vous avez vécu, et aussi de petits rappels sur les bons moments, ceux à ne pas
    oubliez, jamais…Car vous vous êtes construit dessus, et il y’a la possibilité en se souvenant des bonnes choses de faire renaître de la tendresse, de l’attachement, de juste vous rendre compte
    que mêmes si vos états actuels n’y sont pas favorable tout n’est pas perdu!

  • Emilie Sunny

    7 mai 2013 at 9 h 04 min Répondre

    C’est un triste moment dans votre couple, mais avant de faire demi-tour, ne prend pas de décision dans cette situation même…essaie de dialoguer encore et encore….et je croiserai les doigts pour
    toi!

  • Joufflette

    7 mai 2013 at 1 h 27 min Répondre

    Bouh… c’est vrai que c’est pas bien gai.. Moi aussi j’aurais envie de rentrer à Paris, je ne sais pas si tout peut changer en un week-end. Mais il faut que vous parliez encore, c’est sûr. Tu as
    vécu des épreuves il devrait comprendre ça..
    Rester là-bas ce week-end ne va pas trop te remonter le moral à moins qu’un nouveau dialogue débouche sur quelque chose de positif. Si à la deuxième tentative il reste fermer, moi je partirais…
    (la meuf qui a mis des années à se barrer alors qu’avec son copain c’était tout moisi t’sais ! lol)

    Gros gros bisous

  • Memy

    8 mai 2013 at 9 h 00 min Répondre

    Je ne vais pas recopier le commentaire d’Unicks, j’allais écrire le même.
    Si vous arrivez à vous en sortir, vous serez parés pour la vie.
    (Pour info mon Ours m’a fait la même tout au début, 4 ans plus tard c’est toujours l’amour fou, et des galères on en vit, à deux)(chaque histoire est certes différente, mais l’échange est
    nécessaire dans un couple…)

  • Kimie

    11 mai 2013 at 9 h 58 min Répondre

    Ca n’aide pas beaucoup si je dis que je suis désolée pour toi, tout ce qui t’arrive en même temps et pour ton ratounet…
    J’espère que ce qui se sera passé ce WE t’aura donné un électrochoc pour repartir de plus belle.
    Courage.

  • happy hippie

    7 mai 2013 at 9 h 11 min Répondre

    Je suis contre l’acharnement thérapeuthique, ou le concept même de « convaincre » l’autre que ca vaut le coup de continuer. Autant te dire que je suis donc dans une impasse: je ne peux pas te donner
    de conseils, vu que moi je hurlerais un bon coup avant de prendre mes cliques et mes claques. Sauf que je sais que c’est pas si simple.

    Un bisou, je peux? C’est moins risqué qu’un conseil…

  • L’activité des gens seuls. |

    9 avril 2014 at 18 h 42 min Répondre

    […] Et puis j’ai des fruitiers aussi… Des prunes qui étaient là avant moi, des framboisiers pour la seconde année, des fraises et des mûres nouvellement arrivées… J’ai même une vigne, vestige de mon embryon de vie commune avec un viticulteur, j’ai pas eu le cœur d’arracher la plante au départ du lâche… […]

  • (Pas) si con… | Blog Agoaye

    20 juin 2014 at 21 h 46 min Répondre

    […] Je n’ai pas envie de le quitter, mais je n’ai pas envie de vivre là-bas (pas d’amis, pas de famille, pas de boulot, pas de loisirs, pas de repères). J’ai envie de faire des efforts, mais il doit en faire également (on en parle). Quoi qu’il en soit, je pense que la meilleure solution au jour d’aujourd’hui est de ne pas prendre de grosse décision radicale et de voir si on peut continuer à fonctionner en harmonie, et si on peut envisager le fait d’un jour pouvoir re-parler d’un futur… […]

  • […] une photo avec mon téléphone. Soudain je prends conscience de ce qu’il me manque… C’est Lui ! Je suis dans notre maison mais il est parti, il m’a […]

  • […] s’est emparé de lui et joue avec ses humeurs et ses désirs. Je connais la situation, je l’ai vécue, je comprends et j’ai essayé de l’épauler comme lui l’avait fait pour moi […]

  • An 2064… | Blog Agoaye

    7 février 2015 at 14 h 48 min Répondre

    […] des petits gamins perdus dans une carapace de grande personne, incapables de lire entre les lignes, infoutus de se projeter plus loin que le lendemain… Je ne leur en veux pas, c’est aussi de ma […]

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