Ma vie en général

C’est pas beau de se moquer !

Chat mouilleOn pourra dire tout ce qu’on voudra, qu’après 13 ans de thérapie, un stage en méditation de pleine conscience, des prises de position en faveur de la bienveillance et un potassage ultime des 4 accords Toltèques, ben je ne suis pas encore irréprochable !

Parce que bon, je fais quand même de mon mieux, j’évite de médire, je réfléchis avant de parler (la plupart du temps), je me pose des questions et tout et tout, mais il me reste une tare ! (non pas qu’une, mais elle est à l’honneur aujourd’hui)…

Je suis moqueuse !

Parfois je ris du malheur des autres, c’est un fait !
Parfois je ne peux m’empêcher de pouffer avant de savoir si la personne s’est fait mal !
Parfois, même en y repensant je m’esclaffe mentalement !

Ma mère est pareille sinon pire, je sais donc d’où ça vient : la compassion est une notion qu’elle a du mal à saisir.

Comment ne pas se foutre de la gueule de ce Yorkshire, tellement ravi d’être lâché dans le champ pour se dégourdir les pattes après un long trajet en voiture et qui fonce à tout allure direct dans le petit lac plein de vase verte (même couleur de la pelouse)… Il en est ressorti dans un état !!!

Et cette soirée à Vaux-le-Vicomte, où nous attendions le feu d’artifice assis sur un muret surplombant d’un mètre un buisson épineux… Tout à coup une nana est arrivée de derrière moi et ne s’est pas arrêtée. POUF, elle est tombée à la verticale dans le buisson, une galère pour l’en faire sortir, et je ne vous raconte pas les écorchures !

Et ma collègue qui invente des expressions en étant persuadées qu’elles existent ! Rho la vache, je pense que l’année prochaine j’aurais à vous en dire, mais déjà elle nous en a servi des bonnes.
Elle voit les choses arriver « gros comme une patate »…. Et si toutefois ça se passe mal, elle décidera de « ruer dans les baraques » !
Jean-Claude Vandamme sors de ce corps !!

Les fautes de langages étaient très fréquentes chez mon ancien employeur. Ce brave vieil homme était fils d’agriculteur mais avait voulu se reconvertir en marchand d’art, le problème c’est que nous avions affaire à une clientèle de qualité mais que son vocabulaire ne suivait pas.
Je me rappellerai toujours le jour où il avait voulu vendre une table « cigogne » à une acheteuse multi-milionnaire… Une fois que la cliente fut partie, il s’est tourné vers moi pour me demander :
« Comment s’appellent les tables que l’on vend ?
– Des tables gigogne Monsieur.
– Et moi j’ai dit quoi ?
– Vous avez dit « Cigogne » Monsieur.
– Et c’est quoi la différence ?
– La cigogne est un oiseau Monsieur.
– Ah ! bien. »
Oh putain le rire que j’ai dû étouffer à ce moment-là !
A ce moment-là mais aussi lorsqu’il a annoncé à notre équipe qu’on serait super bien dans cet hôtel car on avait un Sarkozy dans notre chambre….
Après investigations, il s’agissait d’un jacuzzi !

Je ne vous raconte pas non plus les fou-rires en voyant les gens trébucher, se prendre des portes vitrées, ou se tromper d’interlocuteur.
Cette dernière mésaventure m’arrive souvent. Je suis avec un ami, je lui parle, je m’arrête pour regarder un truc et je recommence à lui parler. Sauf que mon pote est à 4 mètres devant et que je raconte ma vie à un illustre inconnu qui se trouvait à ma hauteur à ce moment-là.
Généralement, je suis gênée, je dis un « oh ! c’est pas vous ! » et je me sauve en rougissant.
Mais après j’en ris beaucoup aussi…

Parce que oui, je ne me moque pas que des autres, j’ai également un potentiel énorme d’auto-dérision… Rhalàlà les crises de rire que j’ai pu avoir à chacune de mes gamelles !!!
Oui parce qu’à une époque j’avais des chaussures que j’aimais tellement que leurs semelles avaient fini par être tout à fait lisses, et pour peu que le sol soit un chouïa mouillé, je tombais tous les 5 jours !
Je me souviens au sortir de l’Eurostar, à Londres… J’avais ma valise à roulettes à une main, mon mec qui me tenait l’autre, eh bien je me suis retrouvée le cul par terre sans avoir lâché aucun des deux !

D’ailleurs je vous avais déjà écrit un beau billet où je me foutais de moi et de mes plus grosses boulettes, suivez le lien !

Alors j’en suis pas fière la plupart du temps, mais au final je me dis que ce n’est pas bien méchant et que je ne me permettrais pas de provoquer une situation gênante pour en rire.
Par exemple les vidéos en caméra cachées ne me font que très peu rire, le mec qui sort d’une poubelle en gueulant ou l’ascenseur qui s’arrête et où une petite fille maquillée en zombie apparait, ça ne m’amuse pas DU TOUT !
Je pense que je me mets à la place de la victime de la blague et que je n’aurais pas aimé avoir peur juste pour divertir les autres.

Rémi Gaillard je ne le kiffe pas du tout non plus. Se foutre de la gueule des gens et oser le vulgaire et la provoc, il faut avoir l’art et la manière, je trouve que lui n’a ni l’un ni l’autre.
Il y en a d’autres qui ne me font pas rire, j’en ferai un autre billet (un billet digne du Schtroumph grognon)…

Et vous, êtes-vous moqueurs ?

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Comments

8 juillet 2015 at 12 h 54 min

A petite dose….
Merci d’avoir aimé mon tweet, au prochain !!!!
Très belle journée ensoleillée



Julien
8 juillet 2015 at 14 h 05 min

Assez peu.

J’aime bien rire de moi mais des autres pas beaucoup. Ou alors cela ne doit pas être méchant du tout.



8 juillet 2015 at 14 h 12 min

Moi ? Moqueuse ? Jamais ;)



8 juillet 2015 at 15 h 51 min

Mouhahaha ! Je dois avouer que je suis très moqueuse aussi, et franchement je me suis bidonnée rien qu’en lisant ton article :-) Ton ancien employeur avec sa cigogne et son Sarkozy sont juste énormes !!! Merci pour ce bon moment <3





8 juillet 2015 at 17 h 07 min

Je n’aime pas la moquerie on s’est trop moqué de moi



ROCK
8 juillet 2015 at 17 h 31 min

Chez nous c’est une règle. La « gentille » moquerie apporte légèreté et dédramatise beaucoup de choses et il faut dire qu’il y a matière en ce qui me concerne ;-)



11 juillet 2015 at 11 h 57 min

Ben moi, je suis comme toi. Mais je ne nous qualifierais pas de moqueuses. Parce que, comme tu le dis, nous ne provoquons pas ces situations qui nous font rire. Elles sont juste là, et avec la distance, elles sont drôles. Rire n’empêche pas d’être dans la prise de soins si besoin est. Pour moi, moqueurs, ce sont ces gens qui attendent que tout le monde soit parti pour dire du mal, refaire la journée, et se moquer tour à tour de chacun, de sa personnalité et de ses goûts. Ca n’existe pas ? J’en ai plein ma famille … ;) Bisous



Martine
30 juin 2016 at 20 h 33 min

J’avoue rire dans mon coin . Dans le même style que « gros comme une patate », mon homme est « fauché comme une huître ». Quand on rigole des bêtises qu’il peut sortir, il nous dit qu’on aura de quoi parler quand il sera mort.



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