C’est pas ce que j’imaginais…


Focus sur..., Ma vie de célibataire / vendredi, juin 11th, 2021

Au départ, j’étais volontaire et plutôt bien partie, j’avais proposé un rendez-vous dès le lendemain à ce joli chevelu à qui je parlais épisodiquement sur le fameux site de rencontre noir et rose.
Je m’étais dit que ça ne coûtait rien de le rencontrer, que ça me ferait passer un moment agréable, qu’en plus j’étais en vacances et que ça ne me dérangeait pas de sortir un mardi soir. Et puis cela fait plus d’un an que je n’ai rencontré personne par ce biais, il faudrait peut-être que je retente.  Je m’étais même arrangée pour convenir d’un lieu que j’aimais et dans lequel je pourrais me sentir à l’aise.

Seulement aujourd’hui, jour du rencard, alors que j’émerge péniblement sur le coup de quatorze heures du matin, je commence à remettre un peu en doute la pertinence de ma proposition. Je n’ai plus envie. Le temps est gris et je me sens aussi molle qu’un filet de cabillaud décongelé. Je dois réfléchir aux éventualités qui s’offrent à moi.

Je peux annuler. Prétexter une grande fatigue (ce qui est vrai), une petite gastro-entérite (ce qui est faux et pas très sexy), ou le décès soudain d’un proche (ce qui est potentiellement encore possible entre maintenant et l’heure du rendez-vous mais peu souhaitable…)
Je peux lui demander de reporter. Je peux dire que j’ai un truc hyper-important que j’avais oublié, comme un dîner avec mon avocat pour parler d’une affaire de détournement de biens publics (ce qui est faux, mais plus on met de détails dans un mensonge et plus il paraît vrai), ou bien seulement lui dire que ce soir je ne le sens pas (ce qui est vrai).
Et je peux aussi me faire violence et y aller quand même !

Je décide d’opter pour la seconde option (le report) avec une excuse presque pas fausse : je vais lui dire que je me sens envahie par une grosse montée d’inspiration créatrice et que j’aimerais bien en profiter pour essayer d’écrire un peu et donc ne pas me contraindre à m’arrêter en plein milieu d’un élan de génie pour devoir honorer une obligation aussi triviale qu’un date dans un bar parisien.
Donc si éventuellement on pourrait reporter à demain soir même lieu même heure ça m’arrangerait bien merci et à bientôt !
Je tapote frénétiquement sur mon smartphone, les doigts barbouillés du beurre salé de ma tartine de petit-déj et attend avec impatience la notification « lu » de mon appel au secours.
Il est en ligne, c’est déjà ça. J’en profite pour regarder une nouvelle fois ses photos.
L’homme est plus jeune que moi, il semblerait que ce soit une condition souvent nécessaire à l’assouvissement de mon fantasme pour les créatures masculines aux cheveux longs. Il faut dire qu’à bientôt quarante ans, la calvitie guette souvent, et cette garce est ma meilleure ennemie, je ne comprends pas qu’on puisse prendre plaisir à caresser un crâne rasé… Autant sortir avec un kiwi !
Il est donc chevelu, heureux propriétaire d’une formidable crinière brune et raide, ma préférée. Il aborde aussi un très charmant sourire face à un objectif photographique qui ne lui rend pas vraiment justice, je pressens qu’il est mieux en vrai. En revanche, je peux sentir aussi qu’il est assez perché. Passionné sûrement mais décalé probablement aussi.
Pour ce genre de rencontres je le sais : c’est quitte ou double. Nos autismes respectifs peuvent s’attirer ou se repousser mais il n’y a pas de troisième option, nous le saurons très vite.
Je me souviens encore de ce rencard que j’avais eu il y a quelques années avec ce très très grand garçon. Il faisait sûrement plus de deux mètres et avait une peine monstre à caler ses grandes jambes sous la petite table de la terrasse de Bercy village. C’était comme regarder une araignée trop grosse coincée sous un verre trop petit.
Pour autant ce n’est pas ce détail qui m’a coupé toute envie de revoir le spécimen (je ne suis absolument pas arachnophobe), mais c’est plutôt sa manie qu’il avait, subitement au milieu d’une phrase de présentation de porter sa main à sa bouche, de s’embrasser le poignet dans un bruit de bouche tonitruant et de ponctuer avec un flamboyant « Smouak, je m’aime ! ».
Je suis restée pétrifiée à chacune de ces manifestations auto-affectives, et j’étais encore trop jeune à cette époque-là, pour lui demander s’il se foutait de ma gueule ou s’il fallait vraiment le prendre au premier degré. Je ne me voyais pas faire ma vie avec celui-là.

La notification d’un nouveau message m’arrache à mes pensées. Ok, pas de soucis pour reporter, je dois suivre mes intuitions et surtout mon inspiration. Il me comprend tout à fait d’ailleurs, lui aussi en tant que musicien il aurait tout à fait peu me demander un report aussi. On part donc sur le même lieu, demain, à la même heur… heu…. Attends ! Non, désolé, il avait oublié mais demain il doit voir des amis qui sont très difficiles à capter car ils ont des emplois du temps de ministres et il doit vraiment les voir car ils vont pouvoir l’aider à mettre en place un truc pour son boulot car maintenant que mes études sont terminées, ma vie va enfin pouvoir commencer, tu comprends ? J’espère que tu m’en veux pas ?

Bon… Nous ne reporterons donc pas. Je supporte difficilement la douche écossaise de cet enchevêtrement de messages positifs puis négatifs. Ça me fait trop d’émotions dans mon petit corps. En vingt-sept secondes de temps je suis passée de « ouais je vais pouvoir me faire une soirée tranquille, plateau-télé avec mon magnifique vin blanc qui est au frigo » à « me voilà partie dans le crachin de novembre à l’autre bout de Paris pour rencontrer un chevelu perché dans un lieu où je vais devoir dépenser du fric pour une boisson moins sympa que mon Viognier de chez Leclerc ! »
Je lui réponds donc que ce n’est pas grave et m’emploie à occuper les cinq prochaines heures à me motiver pour la soirée qui m’attend.

De l’habituelle tradition de préparation à en rencard, je décide de n’en faire qu’une partie. Je me lave certes mais ne m’épile pas, je me maquille certes mais je ne fais pas péter les paillettes, je m’habille certes mais en jean et pull, après tout il fait froid dehors.
Auparavant, quand j’étais encore novice dans les rencontres en lignes, je misais vraiment tout sur la première impression et je passais un temps absolument phénoménal pour avoir la chance de détecter dans le miroir de la salle de bain un soupçon de quelque chose qui pourrait plaire. Je me maquillais à la perfection, je m’astiquais de la tête aux pieds littéralement, du brushing qui tient même sous la pluie aux ongles d’orteils parés de vernis à paillettes à faire pâlir la plus gay des licornes. Je me préparais olfactivement aussi, j’avais plusieurs parfums destinés à certaines parties du corps : un truc léger et frais pour les aisselles (plus communément appelé déodorant), un parfum qui serait ma signature derrière les oreilles et aux poignets (quelque chose de sucré et d’espiègle) et enfin une petite touche sensuelle de très sucré ou de très boisé au creux de l’aine, pour si jamais la soirée se termine par là-bas…

Et puis au fil du temps, je me suis rendue compte que les efforts que je pense quasi-permanents (comme l’épilation au laser) ne durent finalement que quelques heures et qu’après quatre ou cinq verres de caïpirinha, la bombe atomique que je croyais être devenait rapidement un ridicule missile en mousse d’une portée de douze centimètres que lancent les jouets pour enfants vendus par LIDL. Sans compter que bien souvent, l’unilatéralité de ces efforts était flagrante, les mecs se pointaient pas lavés, cheveux longs gras et dents sales. Je me sentais un peu trahie, avec la vague impression d’avoir perdu mon temps.
Car il m’en fallait du temps pour me préparer de la sorte. Un jour, j’avais un rencard avec un provincial qui ne venait sur Paris que l’espace d’une soirée, pour un concert. Comme nous devions nous voir tôt (afin qu’il puisse aller bouger ses longs cheveux sur le bruit de métal après), je lui ai proposé un resto et donc de nous retrouver en bas de chez moi. Lorsque le haut-marnais est arrivé, j’avais pris un retard de dingue, probablement imputable à ma traditionnelle flemme d’avant-rencard, et je n’étais pas prête du tout. J’y suis allée quand même, je n’avais pas envie de le faire attendre en bas de mon immeuble comme un pauvre couillon pendant trop longtemps, alors j’ai rangé les deux tiers de mes artifices et j’ai embarqué ma vraie personnalité à la place.
C’est ainsi qu’a commencé l’une des plus belles et longues relation de ma vie.

Alors j’ai arrêté d’essayer d’être au top en permanence à force d’efforts constants et surhumains, et j’ai tenté d’y aller la plupart du temps en étant juste moi. Bien sûr je n’ai pas emballé à chaque fois mais je garde de ces moments de très bons souvenirs.
J’ai désencombré ma salle de bains aussi !

L’heure de partir arrive fatidiquement. Je décide d’aller fumer une petite cigarette pour me donner du courage tout en sachant très bien que le tabac me calme et risque donc de me fatiguer un peu plus. Je me dis que crevée pour crevée, autant jouer la carte de l’épuisement jusqu’au bout.
C’est ça en fait, je suis vraiment fatiguée, je n’ai pas envie de sortir, les transports en commun vont me gonfler, le trajet va être une épreuve. Une fois là-bas je serai certainement très contente d’y être et de faire connaissance avec un nouvel inconnu, mais pour le moment c’est le premier pas qui me coûte. Et cher en plus.

Comble de la poisse, je retrouve mon voisin de palier sur le quai du RER. En temps normal, je tolère mes voisins, mais en ce moment nous avons une affaire sur le feu avec le syndic de copropriété qui fait que manifestement et pour une raison totalement obscure, tout l’immeuble compte sur moi pour ouvrir ma grande bouche en assemblée générale et nous extirper des magouilles potentielles semées parmi les points à voter. Et je n’ai pas envie de parler de ça ce soir !
J’enfile donc mon masque d’asociale et tient mon voisin relativement à distance, il ne me parle que des ragots et de l’entretien de la cour intérieure. Il faudra juste que je pense à retirer mon masque avant d’arriver au pub.

Le roulis de la rame me berce presque totalement et ma lecture peu passionnante n’arrange pas mes affaires, je regrette presque mon voisin qui, lors de l’arrivée du RER, m’a saluée pour monter dans une autre voiture.

Changement, couloirs, métro. Un gars payé pour un sondage sur la RATP me pose des milliards de questions en me parlant très vite. Il me demande de noter ma satisfaction sur de nombreux détails sur lesquels je ne m’interroge jamais : la couleur des gilets des agents ou encore les signalisations horizontales de la rame…
J’avais pourtant essayé de l’avertir poliment que j’avais la tête dans le cul et que je prenais le métro une fois tous les trente-six du mois, mais rien n’y a fait, il était tellement content d’avoir réussi à arrêter quelqu’un qu’il n’attendait presque pas mes réponses.
C’est lorsqu’il m’a demandé de noter l’utilité des écrans d’informations que le rythme de l’interrogatoire s’est considérablement ralentit. J’ai beau tourner la tête, je ne vois rien…
« Des écrans d’informations ? Mais ils sont où ?
– Eh bien… Il n’y en a pas !
– Bah alors ? Comment voulez-vous que je les note ? Allez, mettez 1 ! »
Je me sentais généreuse.

A cause de cette histoire d’enquête, j’étais en retard à mon rendez-vous. Heureusement, le sujet masculin de l’équation était encore plus à la bourre que moi.

Je le vois arriver de loin, fidèle à ses clichés et comme je le pressentais plus joli encore. On se tape la bise, on se présente, on rentre au chaud et je lui fais visiter un peu l’endroit histoire qu’il choisisse un peu dans quel coin il souhaite se poser.
J’en profite pour l’avertir de ma mollesse effroyable et je pronostique un réveil prochain dès le second ou troisième verre avalé.

Concrètement, il est très charmant mais je sens rapidement que le courant ne passe pas plus que ça. Ce n’est pas le coup de foudre. Celui-là je le connais et je l’ai déjà vécu il y a un peu plus de dix ans.

Même configuration de rencard : j’avais peu parlé avec le garçon et ses photos me plaisaient bien, mais sans plus. Ses cheveux seulement mi-longs et d’un châtain clair relativement fadasse étaient cependant rattrapés par des yeux d’un bleu incroyable. Je lui avais donné rendez-vous dans un bar à bière d’un quartier que je connaissais bien et lorsque je suis arrivée sur place, j’ai dû le chercher pendant plusieurs minutes parmi la foule pour enfin le trouver. Et là, je l’ai eu le coup de foudre, comme ça, au premier regard. A la seconde où j’ai posé les yeux sur lui, je n’ai plus rien vu de ce qu’il y avait autour, je ne distinguais plus qu’un brouillard de couleurs et de lumières, lui seul était net au bout de ce tunnel en kaléidoscope. J’aurais pu me faire percuter par un tramway (m’enfin dans un bar c’est peu probable), Hugh Jackman à poil aurait pu me tenir la porte (m’enfin à Bercy village c’est peu probable), il aurait pu m’arriver n’importe quoi, je ne voyais que lui.
Ce que nous nous sommes dit durant cette nuit-là, je m’en souviens à peine. Ce dont je me rappelle en revanche, c’est qu’à la fermeture du bar nous sommes allés voir la tour Eiffel scintiller, et qu’à l’extinction des lumières du symbole parisien, nous sommes partis voir le lever de soleil sur une falaise normande.
Oui, voilà… Une rencontre parfaite, suivie d’une nuit incroyable et d’une escapade improvisée absolument extraordinaire. La relation de onze mois (mon record encore inégalé à ce jour) était plus chaotique, mais elle a au moins eu le mérite d’exister. Nous nous sommes aimés et ça a commencé par un coup de foudre.

Ce soir donc, pas de coup de foudre au programme et je doute également qu’il y ait de l’amour. Le garçon est très sympathique, parfois même touchant mais d’une nervosité incroyable, et ce n’est pas de mon fait, c’est vraiment sa nature. Je découvre assez vite les autres caractéristiques de sa personnalité :

« – En fait je bosse tellement que j’ai vraiment du mal à me poser. Tu vois, quand on est comme moi un personnage public, connu, c’est dur de se dégager du temps.
– J’ai l’impression d’entendre parler Bill Gates, c’est marrant, tu es vraiment aussi connu que ça ? Il sourit de mon ton léger.
– Mouais alors forcément toi tu ne me connais pas car tu n’évolues pas dans ces sphères là, mais je suis DJ en tech, uplifting, balearic et parfois en nitzhonot. Musique électro tu vois…
Je le regarde avec des yeux plus gros qu’une soucoupe de tasse à thé.
– Effectivement, ce ne sont pas mes références habituelles. Mais alors pourquoi tu t’es mis sur ce site ? Tu cherches vraiment à rencontrer une nana ? T’as pas ce qu’il te faut avec tes fans ?
– Non, j’veux pas de ça moi, j’ai besoin d’un truc privé, un monde à moi, où me poser tranquille tu vois. Je te jure, je peux être calme parfois, regarde.
Il s’arrête de bouger tout net et ferme les yeux en suspendant sa respiration pendant trois secondes.
– Ahah, mais ce n’est pas être calme ça, tu viens juste de faire une apnée de CE1, c’est tout… Est-ce qu’il y a des moments où tu t’arrêtes pour de vrai, longtemps ? Où tu contemples ? Où tu t’ennuies ?
– Non, je ne peux pas m’ennuyer car il y a toujours les autres qui arrivent lorsque je suis un peu trop calme ou que je ne fais pas de musique.
– Les autres ? interroge-je naïvement en me disant qu’il avait sans doute des collocs (il est jeune après tout)
– Ouais, en fait il n’y a pas si longtemps que ça on était huit, mais j’ai fini par tuer sept d’entre eux, alors il ne m’en reste plus qu’un. »

Durant mes trente-huit longues années de vie, j’en ai rencontré des gens… Des plus simples aux plus torturés.
J’en ai donc entendu des confessions, vraies ou fausses, légères ou plus pesantes. L’un m’avait lancé qu’il avait déjà tué quelqu’un, un autre m’a parlé schizophrénie, j’ai approché des psychoses blanches, des conflits de genre, des veufs, des abusés…
J’ai appris à juste écouter, ne pas juger, et aussi à continuer à poser des questions si je pense que le sujet peut m’intéresser.

« – Donc en fait, tu es schizophrène ? D’un ton aussi détaché que si je lui demandais s’il habite bien à Pantin.
– Ah non, maintenant je ne suis que bipolaire puisqu’il n’en reste qu’un !
Oh, et puis je suis invalide à quatre-vingts pourcents aussi…
– D’accord, mais tu balances toujours ça comme ça toi ? Ça fait dix minutes qu’on est installés et tu parles handicap et maladie mentale d’un coup d’un seul… C’est hyper courageux en fait. C’est exactement comme si tu posais tes couilles sur la table là, maintenant tout de suite.
– Ben ouais mais c’est ce que tu dégages. On sent qu’on peut déballer, tu es franche, directe et tout paraît simple et clair ! »
Après dix minutes, un verre de vin d’Ardèche et trois ou quatre sourires polis, ce gars a cerné la façon dont je conçois la vie.

Ce soir, je rentre seule en regardant tous les passagers de mon RER avec une certaine affection, contente d’être humaine parmi d’autres humains.
Je suis prête à continuer sur ma lancée, à accumuler d’autres années de liberté et d’indépendances. J’ai appris que la solitude n’était pas mon ennemie mais qu’au contraire elle m’apportait un courage et une cohérence que je n’aurais jamais pensé trouver en moi.
Certes, le chemin de l’acceptation a été long, et il a fallu que je fasse le deuil de la vie que je m’imaginais, la vie des magazines de papier glacé, la vie des séries d’AB production, la vie de mes amis ou la vie que ma mère imaginait pour moi.

Ma vie d’aujourd’hui, ce n’est pas ce que j’imaginais…
C’est mieux !

12 réponses à « C’est pas ce que j’imaginais… »

  1. Je suis tellement contente après être lecture …1) Tu as écrit 2) Le conclusion du billet est hyper positive … Tu sais que je t’aime toi ?

  2. Il faut un certain courage pour balancer ça comme ça au bout de 10 minutes, surtout qu’en France les troubles mentaux sont plutôt tabous… En tout cas je ne m’attendais pas à ça ! Et je suis aussi très contente d’avoir pu te lire ! :D

  3. ohhhhhhhhh j’ai râté deux billets !!!! Mais qu’est ce que je suis contente de te lire, justement je pensais à toi et aux années où tu nous faisais des défis auxquels je participais avec plaisir, ça me manque pas mal mais surtout de te lire tout court, alors ce soir je suis contente!
    J’ai été surprise par la fin, mais je rejoins les autres, tu a tiré le positif au final et c’est super! Moi il m’aurait fait flipper le gars mdr!

  4. Oooooh, en regardant mes commentaires de mon blog que j’ai déserté pendant un certain temps, je te retrouve et hop quelle joie de voir ton blog toujours actif, c’est que j’en ai des choses à rattraper ! J’aime bcp la façon dont tu racontes tes histoires !

    Dounia-Joy

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