Chers collègues.

IMG_4059Ils sont venus, ils sont tous là… Ce matin on nous a demandé de nous lever (un samedi, quelle horreur ! Déjà que je m’étais aussi levée mercredi pour me faire implantisée, je suis au radar là…).

Ce matin, tous les enseignants étaient conviés à se réunir pour découvrir ce qui se fait de nouveau en matière de supports pédagogiques (livres, jeux, fichiers…).

Alors ce que vous ne savez pas, c’est que nous autres professeurs devons certes effectuer 24 heures par semaine devant la classe (et j’insiste sur le « devant la classe » parce que les heures de préparation n’y sont pas comptées – je ne reviens pas là dessus, j’en ai déjà parlé ici en plus), mais nous devons aussi passer 18 heures dans l’année à nous former !

Notre présence est donc obligatoire et nous nous inscrivons aux thèmes qui nous intéressent le plus ou en rapport avec notre niveau. On y retrouve des collègues parfois perdus de vue.

Mais ce matin, la présence de tous était obligatoire. Du coup, j’ai croisé pleiiiiin de monde, plein de ces collègues dont je vous ai déjà parlé (ou pas), plein de ces visages sur lesquels je ne saurai pas remettre de prénom, plein de ceux que j’ai croisés au fil de mes remplacements divers un peu partout…

Et t’sais quoi ? Ben ça fait plaisir !!!

Pile en arrivant, je retrouve Bernard et Jean-Pierre dehors en train de fumer (pour changer)… Je ne sais pour quelle obscure raison, mais Bernard adore ma façon de travailler (nous avons bossé 6 mois ensemble il y a deux ans), et il le crie bien haut sur tous les toits du département. Si ma réputation est telle qu’elle est, c’est grâce à lui !

Alors je suis contente de les voir, m’enquiers un peu de comment ça se passe dans cette école que j’aime bien, un peu perdue dans la campagne, entre la seine et l’agitation des cités…

Au loin je vois Anette qui me fais des grands gestes, je les rejoins donc, elle et sa petite clique, à l’écart du reste des collègues… Ils sont sauvages dans le groupe d’Anette, c’est des grandes gueules et donc ils font peur aux autres. moi je les aime bien, on a fait une soirée jeux y’a pas longtemps et je leur ai présenté Chéri-Chéri, c’était bien marrant ! Ils m’apprennent qu’ils attendent que les gens soient un peu partis pour aller voir les bouquins… Sauvages je vous dis !

Je décide d’aller voir à l’intérieur. Plus par curiosité que pas besoin : je n’ai même pas suffisamment d’argent pour m’acheter des fringues, alors je ne vais pas me ruiner en manuels scolaires, ils sont fous eux !

Paf, je tombe sur ma directrice d’il y a deux ans : Paf, une invitation à une soirée jeux chez elle (bon, ben Chéri-Chéri il va encore se taper mes collègues autour d’un Times up ! –on est joueurs dans l’éducation nationale ma parole-)

Là je tombe sur un collègue qui me dit qu’il retourne à l’école pour travailler sur les progressions avec Sabrina, ouaiiiis, j’ai envie de la voir Sabrina, alors je le suis. Mais sur le chemin c’est Néo-Div qui m’intercepte, qui était en réunion, qui m’a aperçue par la fenêtre et qui a lancé un « j’vais faire pipi » pour pouvoir venir me voir !!

Yeah, on discute pendant un petit moment de la vie, de l’immobilier, des femmes et des enfants (le temps d’une bonne grosse constipation plutôt hein.) et on se promet de se revoir bientôt.

Sabrina est en effet en plein boulot, on se donne quelques nouvelles et la voir galérer avec le Mac de sa collègue ne m’encourage gère à continuer de la distraire alors qu’elle a du boulot. Là encore on promet de s’appeler bientôt.

Je retourne vers les bouquins et vais saluer Amandine qui était en formation avec moi (et Blerta, et Lilou, et Julie) y’a 3 ans… Amandine qui menait une vie de couple tout ce qu’il y a de plus ordinaire avec un gars tout ce qu’il y a de plus normal et qui m’annonce aujourd’hui que ça ne va plus du tout (alors que putain, ils étaient fiancés)… Je retrouve toute la misère du monde dans le discours de la pauvre Amandine qui ne sait plus à quel saint se vouer et qui manifestement attend des conseils de moi, la femme libérée de service !

Alors je la pousse un peu au cul, mais pas trop, et lui dit que si ça se trouve son mec il reste avec elle juste parce qu’il pète de trouille de se retrouver tout seul (Néo-Div venait de rentrer, ça m’a donné l’idée :))

Au bout de je ne sais combien d’interminables minutes, j’arrive à me débarrasser d’Amandine pour me tourner vers Betty qui manifestement avait eu un mal fou à émerger un samedi matin vu la tête qu’elle tirait. Elle me supplie de lui donner un verre de quelque chose et nous décidons de bientôt nous voir pour nous raconter nos histoires « Mais pas un matin hein, parce que t’as vu ma gueule ? j’ai du mal » me confia-t-elle.

A la base, je ne voulais pas rester longtemps, et puis de fil en aiguille je me suis prise au jeu des conversations de retrouvailles avec les uns et les autres…

Même la directrice un peu chiante et qui ne m’aime pas (mais parce qu’elle a grillé que je ne l’aimais pas) est venue me parler ! (bon pour un truc de boulot mais je l’aurais volontiers évitée)

Finalement, ça me manquerait de ne pas avoir de collègues !

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Published by Agoaye

Dans un univers parfait, Agoaye aurait Hugh Jackman pour boyfriend, un budget informatique/nouvelles technologies illimité et une carte haute-fidélité chez Lush... Dans notre monde, la réalité est bien différente !

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