Écrire sa vie.


Ma vie d'écrivain / vendredi, janvier 20th, 2017

Le plus gros livre que je possède fait 1080 pages. Et si j’en arrive au bout, j’aurais le droit d’avoir le même gratuitement.

Il s’agit du livre « My life story » par Suck (filez le voir sur le site officiel si vous le souhaitez) et c’est à moi de l’écrire car il s’agit de l’histoire de ma vie (non anglophones, j’ai pensé à vous).

Je vous avais déjà avoué posséder plusieurs carnets, beaucoup de supports sur lesquels j’écrivais, particulièrement lorsque j’étais plus jeune.
Mais je continue toujours un petit peu, et même si mes journaux intimes d’antan sont au fond d’un carton bien stocké dans mon bureau (avec mon testament totalement obsolète aujourd’hui), les traces restent malgré tout : par ici sur mon blog ou plus naturellement sur mon Bujo…

J’aime consigner le passé, j’aime laisser quelque chose pour ma mémoire, pour que, si un jour j’ai envie de me complaire dans ma nostalgie, je puisse le faire sans efforts.
Parfois ça ne me fait pas particulièrement de bien, la plupart des livres de développement personnel que j’ai lus ces derniers temps sont formels : le Moment Présent est la seule façon de vivre pleinement sa vie et les projections dans le futur ou les souvenirs du passé sont autant d’échappatoires ruminatoires.
Oui, je sais…

Preuve en est que j’ai cessé d’écrire dans mon « 5 ans de réflexion », (un journal qui pose une question chaque jour et à laquelle on peut répondre à date fixe durant 5 ans). Dans les moments de solitude intense, voir que deux ans auparavant j’avais passé une super soirée avec mon ancien meilleur ami qui a aujourd’hui disparu de ma vie ne m’aide pas du tout.
Je me rends compte que je suis loin de ce que je vivais avant… et pas dans le bon sens.

Cependant, j’ai envie d’honorer ce pavé qu’est « My life story », parce que je ne suis pas obligée de revenir en arrière tout de suite, que je n’y fais que consigner ce que je vis en résumant allègrement et en y laissant des traces, des photos, du visuel.

Je suis tout simplement amoureuse de cet ouvrage !

Il est imposant mais pas décourageant. Il faut dire qu’avec ce millier de pages, sa tranche dépasse les 6,5 centimètres.

Chaque année est divisée en 4 doubles pages (dont une lignée pour le texte et une blanche pour… ben tout le reste) : spring, summer, autumn et winter.
Mon esprit rigoureux m’a forcé à décider que spring serait mars, avril et mai, summer serait juin, juillet et août, autumn serait septembre, octobre et novembre et winter décembre, janvier et février.
A la fin de chaque année, une page comme celle que vous apercevez sur ma vignette : « highlights of the year » (moments forts de l’année) qui est sensée répertoriée un résumé des autres résumés et de la place pour les photos et tout et tout…

Au début du livre, on trouve la page de présentation habituelle, une page avec des dessins de corps humains (si vous souhaitez vous dessiner, perso je vais faire mes tatouages je pense), une carte du monde pour noter les pays visités, une liste à puces « 50 things to do before you die » (50 choses à faire avant de mourir), une page « education » (études), une page « awards ans achievements » (récompenses et achèvements), une page « jobs », une liste à puces « useless skills » (compétences inutiles) et quelques pages lignées « never forget » (n’oublie jamais).

Disséminées ça et là au gré du pavé, on trouve plusieurs pages « top 10’s of year ___ » avec 8 listes à puces à remplir (books, films, music, people, places, food et deux libres) et plusieurs pages lignées « 10 years from now » (qui vous proposent d’écrire une lettre à votre vous de dans 10 ans).

A la fin du livre (qui vous laisse quand même la place pour relater 100 ans de votre vie), on trouve plusieurs pages « epitaph » (épitaphe donc… bien sympa tiens, je vais commencer à y noter mes idées), et plusieurs pages « eulogy » destinées à recevoir vos éloges funèbres de la part des gens qui seront présent après vous…

Avec ma cervelle de moineau toxicomane, il faudrait vraiment que je m’attelle à remplir mes pages au fur et à mesure dès qu’un trimestre est terminé. Je l’ai parfois fait, parfois pas… J’ai donc de gros gros trous dans mon passé.
Heureusement, mes traces laissées partout ailleurs (et en particulier ici, sur mon blog), me rappellent un peu de ce que j’ai fait, quand et avec qui, et je peux me replonger dans l’ambiance de l’époque afin de rédiger le résumé le plus fidèle possible, il suffit juste de faire un effort.

Demain et dimanche, je vais m’appliquer à rédiger quelques pages, je me sentirai comblée de la bonne jouissance du devoir accompli, du truc fait et plus à faire !
Le double effet kiss-kool, c’est qu’en plus ça contribuera à mon défi de la semaine pour mon projet de l’année : « Cette semaine je rédige… » !!
Eh ben voilà : je rédige quelques pages de mon passé pour avoir des traces bien rangées :)

Et vous, aimeriez-vous vous atteler à cette tâche ?

 


*** Edit du 22/01 ***

Cette semaine, j’ai donc rédigé :

  • Le début de la page « about me »
  • 29 choses à faire avant de mourir (je n’en ai pas trouvé plus pour le moment)
  • Mon été 2016
  • Mon automne 2016
  • Mon printemps 2016
  • Mon hiver 2015-2016
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26 réponses à « Écrire sa vie. »

  1. Je me suis déjà souvent posé la question de m’atteler ‘sérieusement’ à cette tâche. J’ai, comme toi, pas mal de journaux intimes de ma jeunesses. Et puis après je me suis mise à écrire des mots par-ci par là, sur mes humeurs et émotions, sur le web ou dans des carnets éparpillés. A ma petite échelle : Un ami m’a offert un superbe agenda dont je n’ai malheureusement pas utilité en tant que tel… j’ai donc décidé de me faire un journal de bord pour 2017. Depuis le 03 janvier je m’y tiens… espérons que ça dure.
    Un jour peut-être, un jour je m’attellerai à une tâche d’envergure, je suis sûre que ça me plairait (et me délivrerait) !

    1. A partir du moment où le « sérieusement » est envisagé, ça rajoute (selon moi) la notion de contrainte et ça ne me plait pas du tout :)
      Du coup, moi je me donne d’épisodiques coups de pieds au cul, je fonctionne en fractionnant mes efforts (c’est aussi le but du jeu de mon projet sur le blog, le fameux « cette semaine je… » à chaque semaine son mini-défi pour avancer).
      Ton idée de te servir de l’agenda pour noter tes journées est très bien, je t’encourage à t’y tenir :) Tu notes tes kifs aussi ?

      1. C’est pareil pour moi, d’ailleurs, c’est sans doute pour cela que je ne me sens pas encore prête à me lancer dans l’aventure. Un jour viendra, je le sais, j’écrirais sur moi, depuis le début.
        Oui, je guète ton mini-défi, peut-être que je vais me lancer dans l’aventure aussi… C’est en maturation dans mon esprit ;-)
        J’adore mon agenda, je m’y tiens avec plaisir et ça devient un rituel journalier qui m’amuse et me permet de passer en mode « off » pour la soirée. Je note tout, selon les jours, les humeurs. Les kifs y passent aussi car ils font partie de ma vie :D

  2. J’ai écrit pas mal de journaux intimes… ado et adulte… Je l’ai ai toujours brûlés après quelques années… C’est bizarre hein ? Comme si tout ce qui faisait partie de ma vie et, surtout, de ma vision de la vie devait rester perso… ça vaudait la peine de discuter pour comprendre ce qui pousse à vouloir laisser/ne pas vouloir laisser de traces écrites… Bisous

    1. Ohlàlàlàlà, je trouve ça terrible. Tu vois moi je m’étais toujours dit que c’est ce qui me manquerait le plus si mon appart ou ma maison venait à brûler (hors victimes potentielles bien sûr), mais toutes les traces, tous les souvenirs serait une perte abominable pour moi ! le mobilier et les objets, même de valeur, beaucoup moins !

  3. C’est drôle mais ça ne m’attire pas du tout, je crois que la nostalgie et la mise en mots de ma vie, même à brève échéance, me met mal à l’aise (alors que j’adore lire les récits des autres). Rien qu’en te lisant et en imaginant faire la même chose, j’ai des bouffées d’angoisse.
    J’ai trié la maison de mes parents l’an dernier, et j’ai jeté sans aucun regret tous mes anciens journaux intimes, toutes les lettres d’anciens amoureux. Plus que sans regret, avec un sentiment de liberté incroyable en fait ! Alors que j’ai gardé avec plaisir des objets, des livres – eux me procurent une « nostalgie heureuse », tandis que les mots me filent un de ces cafards !
    C’est marrant mais je viens de réaliser que c’est pour ça que je n’ai pas de blog en fait (plusieurs personnes me disent régulièrement que je devrais en écrire un), je n’avais jamais mis le doigt sur ce qui me bloquait.
    Merci madame Agoaye, je vous dois combien ? ;-)

    1. Eh ben contrairement à toi, moi l’angoisse me vient quand tu me dis que tu as tout jeté… OH MON DIEU mais quelle horreur ;)

      Je suis ravie d’avoir contribué à te mettre le doigt sur cette question là du coup :) Bravo à toi :)

  4. Pfiou ça me parait énorme comme boulot à fournir….et 100 ans à remplir? Euh je ne compte pas vivre jusqu’à 131ans hein! ^^
    Je suis admirative d’un tel projet mais sans aucune envie de le faire moi-même!

    1. Non mais 100 ans à partir de zéro…. Donc tu dois demander à tes parents pour remplir les premières pages.
      J’en ai parlé à ma mère, elle a semblé abattue rien que d’y penser :)

  5. cela te correspond tellement….! j’aimerais avoir ton sens de l’organisation et ta ténacité…. Encore un projet pour lequel tu me mets l’eau à la bouche et que, à défaut d’organisation, je n’arriverai à réaliser : tu es donc ma fournisseuse officielle de pré orgasmes que je n’atteins jamais :-D

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