Il y a des jours…

printemps…qui ne ressemblent pas aux autres.

Le constat m’a frappé aujourd’hui. Un contraste inouï entre différentes périodes de ma vie pourtant pas si éloignées. Grand-écart paradoxal entre deux états d’une même personnes, entre deux façons d’appréhender les choses, deux visions du monde.

J’ai appris à accepter ces différences, tout en sachant que tout serait plus facile si j’avais le pouvoir de les aplanir.

Mais aplanir n’est-ce pas rendre plus fade ?

Il y a des jours où le réveil est impossible. Où les yeux refusent de s’ouvrir sur un monde qui n’est pas celui dont on rêve, parce qu’être actif dans ces conditions demande un courage insoutenable et une force qui n’existe plus en soi.

Et puis il y a des jours où l’éveil est simple, où on a même hâte de commencer une activité, pas forcément parce qu’elle est incroyablement formidable mais simplement parce qu’elle a le mérite d’exister.
On a une chose pour laquelle se lever.

Il y a des jours où les pensées s’emmêlent. Où l’issue est planquée derrière un écran de fumée, lui même caché par un passage dans le brouillard que bloque totalement un marécage boueux.
Il n’y a ni réponse ni solution. Tout est confus et sombre, glauque et inutile.

Et puis il y a des jours où tout coule de source et se révèle. Ces jours-là fleurent la clairvoyance et la simplicité positive, finalement la voie est là, le marécage s’est asséché et le brouillard s’est levé.

Il y a des jours où chez soi est un refuge. Tout petit refuge pour grande protection. Encore plus petit refuge que celui du lit dans les cas encore plus critiques.
Isolement curatif, repli volontaire, autisme nécessaire.
Mais sortir est impensable, dangereux, épuisant et plombant d’angoisses.

Et puis il y a des jours où la question ne se pose plus. Chez soi c’est bien mais dehors c’est une autre liberté, d’autres choses à voir et des expériences qu’on ne prévoit pas.
On voit ce qui est beau et ce qui nous a attiré dehors, parce que ces choses existent, et qu’on pourrait avoir tendance à les oublier plus facilement qu’on croit.

Il y a des jours où l’autre est ennemi. Une personne inconnue qui nous frôle et nous fait sursauter par ce contact indésirable. Un bruit violent qu’on a pas « vu » venir et qui nous agresse.
Le cœur bat plus vite et la sensation d’insécurité augmente d’un cran.
On ne maîtrise pas l’extérieur et c’est si déstabilisant…

Et puis il y a des jours où un regard n’est plus une agression et où on peut se sentir confiant. Parce qu’on sait qu’en réalité il n’y a rien à craindre et que l’apaisement n’est qu’une affaire personnelle.
Des gens sont serviables, des gens sont beaux, des gens vivent avec les même préoccupations que nous, peut-être même une peur identique à la nôtre.

Il y a des jours où rien n’est possible. Les forces désertent et les envies sont néant.
L’insipidité de l’existence est amère comme une noix flétrie. Il n’y a rien pour rattraper, rien pour motiver.
La spirale est en marche et broie la moindre parcelle d’espoir.
Rien ne sert plus à rien de toute façons.

 

Il y a les jours où je survis…

Et puis aujourd’hui je revis.

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Published by Agoaye

Dans un univers parfait, Agoaye aurait Hugh Jackman pour boyfriend, un budget informatique/nouvelles technologies illimité et une carte haute-fidélité chez Lush... Dans notre monde, la réalité est bien différente !

8 Comments

  • Esther Ka

    21 mars 2016 at 20 h 26 min Répondre

    survivre…

  • Marie kléber

    22 mars 2016 at 12 h 25 min Répondre

    Je me retrouve étrangement dans tes mots, dans ces états contraires qui nous baladent tantôt sous un ciel bleu puis sous un ciel d’orage, qui nous font trembler de peur ou de joie, qui nous anéantissent et puis nous redonnent vie.

    • Agoaye

      26 mars 2016 at 12 h 02 min Répondre

      J’en ai parlé avec mon prochain invité Sexy et dans le Vent, car il se définit comme étant « paradoxal », et manifestement il y met la même définition que moi lorsque je dis que je suis passionnée… C’était intéressant !

  • Un Bol De Réconfort. | Blog Agoaye

    22 mars 2016 at 20 h 55 min Répondre

    […] Juste quand la veille j’écrivais que des gens étaient beaux et serviables. […]

  • zenopia

    26 mars 2016 at 9 h 48 min Répondre

    C’est beau… juste beau <3

  • […] je vais continuer à étudier mes sautes d’humeur plutôt […]

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