In love ?

IMG_2564Je profite de ces quelques instants de répit, pendant que mon rat sèche, pour vous écrire une petite bafouille (oui, je viens de baigner mon rat, ça pose un problème à quelqu’un ?)

Alors il faut beau, les oiseaux chantent, les moustiques éclosent, l’école est exposée plein sud et il faut 30°c dans les classes…

Du coup les enfants ont encore moins envie de travailler que d’habitude… si parce que je jure que parfois ils en ont envie (les mardis impairs de 10h45 à 11h15…) et je dois avouer que c’est un peu contagieux.

Mais peu importe, car je suis une prof sérieuse et je ne me laisse pas distraire si facilement en classe… Oui, j’ai rajouté le « en classe », car durant les pauses la réalité est bien différente…

Déjà, j’ai abandonné les pulls aux détriments de t-shirts courts et moulants, du coup je me sens sexy, alors forcément je le suis (il suffit parfois d’y croire… surtout ne pas penser à mon gros cul, surtout ne pas penser à mon gros cul,  surtout…).

Ensuite, les p’tites fleurs, les oisillons et les bourgeons, ça donne un petit peu des envies de papillonner, et manifestement pas qu’à moi car mon meilleur collègue néo-divorcé s’est pavané en presque-costard aujourd’hui, lunettes de soleil de star et vas-y que je te fais une ou deux têtes avec le ballon des gamins, comme ça pour rien, juste pour montrer son beau corps…

Je l’ai remarqué, et je lui ai dit (qu’il se pavanait hein, pas qu’il avait un beau corps… Nous n’avons pas encore atteint ce degré d’intimité !) il a trouvé ça drôle, il a compris que je ne le draguerai pas. M’enfin bref, c’est pas de lui que je voulais parler.

Mais il y en a un autre, un dont je vous avais déjà parlé une fois… Il est seulement de passage dans l’école mais il est bien craquant quand même. Et du coup je me retrouve comme une gamine, c’est terrible :

Je suis de bonne humeur quand je le vois dans la cour et que moi je suis encore en classe : « pourquoi tu souris maîtresse ? » « Parce que j’ai vu… non mais attends, c’est quoi ce bazar ? range tes affaires ! »

Je suis pressée d’aller manger car j’ai hâte de le retrouver : « Whaaaaa, c’est la première fois qu’on sort aussi tôt maîtresse, on est les premiers ! » « Ben oui, c’est pour que vous soyez à l’heure à la cantine, voyez je pense à vous, j’suis gentille hein ? »

Je rechigne à aller faire l’aide perso car lui il ne la fait pas aux mêmes horaires que moi et que ça me déchire de le quitter : « Hé maîtresse, moi je suis là depuis super longtemps à attendre. » « Mais, non, c’est une impression, je suis sûre que tu viens d’arriver en fait ! »

Le soir, au portail avec les parents je m’interromps pour le saluer car je regarde du coin de l’œil à quel moment il s’en va : « Non, mais comprenez bien Monsieur Machin que le comportement de votre fils est inacceptable, il se permet de… Allez, à lundi, passe un bon week-end… Non mais je vous assure qu’il faut  prendre des mesures pour que cela cesse ! »

Je me rappelle moi au collège (amoureuse d’un 3ème) ou au lycée (folle d’Anthony, puis de Boris, puis d’Amaury…) c’était ma méthode : je  m’amourachais d’un garçon qui avait un truc qui me plaisait (un détail bien souvent) et je le contemplais en silence, de loin… Me consumant seule (ou avec 6-7 de mes meilleurs copines) et noircissant des pages entières de journaux intimes.

Bien souvent je ne franchissais pas le pas, je n’allais pas lui parler, je restais la fan anonyme jusqu’à ce que nos routes se séparent…

Depuis ce moment, je dois avouer que je n’avais pas retrouvé cet état d’admiration latente (en même temps je n’ai pas bossé en équipe depuis cette époque.) Mes histoires d’amour sont depuis le temps, devenues bien plus concrètes, et plus directes aussi (l’avantage des sites de rencontre : tu sais pourquoi tu bois un verre avec telle personne, tout le monde est au courant que ce n’est pas pour trouver ton prochain partenaire de bridge (à moins que tu utilises le terme bridge pour désigner une pratique sexuelle méconnue, auquel cas faudra quand même que tu expliques avant…)). Et du coup, forcément, ça me fait tout drôle…

J’aime bien cet état, mais je sais qu’indéniablement il augmente de jour en jour et que si je n’atteins pas mon but à la fin, j’en serai proportionnellement frustrée (remarque j’suis pas sûre qu’au final ce sera pire que 4 mois et 5 jours d’abstinence)

Je profite de ces instants, mais le fait que cet homme reste dans l’école est plus qu’aléatoire, il faut donc que je fasse vite quelque chose avant de le perdre définitivement de vue.

J’ai bien envie d’être directe, mais je dois d’abord savoir si la voie est libre, je ne touche pas aux zhommes des zautres.

Je sais qu’il m’aime bien mais j’ignore dans quelle mesure (il s’assoit à côté de moi, rit à mes blagues, accepte tous les jeux, me propose même de monter les 3 étages pour aller chercher quelque chose que j’aurais oublié en haut…) et franchement me prendre un râteau par un collègue c’est ultra-moyen !

Ou alors je tente de désamorcer le truc de suite en me forçant à penser à autre chose (en même temps l’autre chose serait le boulot et il y est, pas facile donc :))

Alors, vous… Vous feriez quoi ?

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Published by Agoaye

Dans un univers parfait, Agoaye aurait Hugh Jackman pour boyfriend, un budget informatique/nouvelles technologies illimité et une carte haute-fidélité chez Lush... Dans notre monde, la réalité est bien différente !

9 Comments

  • Kimie (de Mots et Emaux)

    16 mars 2012 at 1 h 35 min Répondre

    Franchement, c’est pas possible ! Plus je te lis, plus j’ai l’impression qu’on est jumelle de pensées !
    J’étais pareille quand j’étais ado ! J’ai eu un amoureux virtuel pendant tout le collège et le lycée, limite si je le suivais partout, je m’arrangeais pour le garder dans mon champ de vision
    pendant les récrés, j’essayais d’aller à la cantine quand il y allait, je rougissais dès que je croisais son regard, et j’écrivais sans répit sur lui dans mon journal !
    Je me demande bien a posteriori ce qu’il devait penser de tout ça et s’il s’en était rendu compte…

    Mon conseil : oublie ton adolescence, tape son nom sur FB histoire de voir si tu peux en apprendre un peu plus sur une éventuelle petite amie, et surtout PARLE LUI (histoire de voir ce qu’il y a
    derrière le détail physique qui tue) !
    Parce que plus tu t’enfermes dans la situation « d’admiration latente » comme tu dis, plus il est difficile d’en sortir !
    N’empêche que j’en reviens pas, je me sens moins seule d’un coup !

  • Joufflette

    17 mars 2012 at 2 h 29 min Répondre

    J’ai toujours peur de me prendre un râteau… alors j’hésite souvent avant de faire le premier pas, ou alors je le fais quand je suis quasi sûre de pas me vautrer. Tu peux commence par un « on
    pourrait se boire un café ou se faire un ciné un de ces quatre ? » ché pas hein, voilà voilàààà….
    Au fait j’ai répondu à ton dernier email ou pas ? J’suis totally paumed

  • Memy

    16 mars 2012 at 9 h 43 min Répondre

    Déjà je m’arrangerais pour savoir s’il y a quelqu’un dans sa vie rapidement, pas dans trois mois hein !
    Et puis après deux ou trois jours si la voie est libre je lui proposerais un verre.
    L’état de contemplation ça va deux minutes quoi !
    (‘tain t’as tenu 4 mois d’abstinence ? Moi deux semaines ça m’a semblé le désert… Bon en même temps j’avais l’objet du désir sous les yeux – et les mains – mais quand même quoi !)

  • gargouille

    17 mars 2012 at 6 h 53 min Répondre

    ouh la chouineuse, elle est amoureuse! nanana na!
    Sinon tu envoies un gosse en première ligne, pour lui poser les questions genre « t’as une namoureuse meusieur? »
    Il faut toujours se servir et exploiter les enfants, n’oublions pas cette bonne vieille coutume.

  • […] but du jeu étant, pour ceux qui n’auraient pas suivi, d’essayer d’approcher un individu de sexe masculin, gentil et sans alliance afin d’envisager une relation extra-professionnelle, voire (plus […]

  • […] l’objet de mon affection est revenu à son poste. Je l’ai vu ce matin, à peu près aussi aimable (et son orchestre […]

  • Petite ombre

    19 janvier 2015 at 18 h 26 min Répondre

    euh au final tu as tenté? fonce je t’aurais dit à l’époque

    • Agoaye

      19 janvier 2015 at 20 h 35 min Répondre

      Oui, j’ai tenté, et je me suis pris un râteau relativement monumental :) Tant pis, il avait des dreads, j’aime pas trop trop

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