Je rêvais d’un autre monde – épisode 11


Ma vie de hippie / mercredi, novembre 4th, 2015

008Retour en quelques épisodes sur mon aventure en rassemblement auto-géré dans les Cévennes.

Durant 15 jours, nous avons été quelques milliers à partager une aventure humaine extrêmement intéressante.

J’ai choisi de tout vous raconter (mon vécu, mon ressenti), chaque mercredi pour les 16 semaines à venir.


 Jour 11

Premier réveil.

J’ai été vaseuse toute la nuit. Et ce matin je suis clairement malade.
Courir aux toilettes sèches que je préfère et qui se situent à l’autre extrémité du camp à peine réveillée ce n’est pas un début de journée optimal.

Au moins j’ai vu le soleil se lever.

Second réveil.

C’est le rire de Fred qui m’a tiré du lit cette fois. J’apprends qu’il part demain. Il va beaucoup me manquer.

Je retourne voir le tatoueur. J’ai une place ! Il peut me prendre (la dernière fois que je lui avais demandé il n’était pas certain du tout, son calendrier était super booké. Une fois que les gens ont vu le travail qu’il réalisait, il a été submergé de demandes, et moi j’ai mis trop de temps à me décider pour être certaine d’avoir une place, ça me faisait un peu angoisser). C’est pour demain !

Je suis aux anges… J’ai l’impression que ça y est, que la boucle est bouclée. Je vais avoir le point final de cette merveilleuse aventure tatoué sur ma peau. pour toute ma vie.

Je m’attelle au dessin. Je veux des courbes pour le féminin, Môm et moi. Des lignes droites pour le masculin, un côté latent, quelques pointillés. Je veux trois losanges pour les hommes qui ont compté. Je veux des points pour les désirs de ma vie, cinq…
Je suis ravie.

Après-midi.

Je croise peu après tous mes amis, un convoyage en ville est en train de s’organiser pour aller chercher de l’argent (il m’en faut pour le tatouage, qui était une dépense non prévue à la base). J’emmène Sacha, Kévin et Simon.

Simon est très particulier, je l’ai rencontré il y a quelques jours. Il est très jeune et évolue vraiment dans son monde. Il est aussi lunaire que désarçonnant, aussi imprévisible qu’affectueux. Et bien sûr il émane de lui un tel calme et une telle beauté que je l’admire à chaque seconde.

Quelle horreur le monde du dehors !! Ils sont plein, tout pue et ils font la gueule. Concrètement j’aurais préféré ne pas y retourner.
Nous avons tâché de faire vite, ça a duré moins d’une heure et sur la route du retour nous étions tous impatients de retrouver « la maison », « la famille ».

Au retour j’ai pris une part de pizza et je me suis trouvée super mal. Sueurs, chaleur, nausée… La gastro me tend les bras, et je n’ai clairement pas envie de m’y laisser sombrer.
J’ai failli partir. J’ai failli me barrer, retrouver le monde civilisé, prendre un hôtel avec des toilettes privatives dans la chambre, un truc aseptisé, un Etap Hotel à la con, juste pour avoir mon petit confort histoire de passer ce moment compliqué seule. Et puis je me suis souvenue de mon retour à la vie de l’après-midi et je n’ai carrément pas eu envie. J’ai décidé de prendre le problème autrement, pour une fois.

Je m’allonge devant ma tente.
Je n’hésite pas à faire les aller-retour aux toilettes.
Et petit à petit je m’apaise.
Mes voisins jouent du hang.
Je me sens mieux

Soirée.

J’ai décidé de jeûner, pour tenter de préserver le précaire équilibre stomacal que je semble avoir atteint.

Je retrouve toutefois mes plus proches amis, Sacha, Kévin et Fred et j’ai besoin d’eux, j’ai besoin de me rassurer sur le fait que j’ai bien fait de rester. Je suis tactile et je leur caresse les mains doucement, ça m’apaise.
Nous décidons ensuite d’aller nous installer sous la tente berbère pour boire un chaï, je me dis que les épices vont me faire du bien.

Nuit.

Sous la tente c’est le moment des mantras. C’est très beau et je décide de profiter du moment, en spectatrice toujours mais sans me poser autant de questions.

Je ne sais pas comment c’est arrivé mais nous nous sommes lancés tous les 4 dans de nombreuses caresses. Assis en cercles, nous avons créé un cocon de douceur, de sensations, d’amour inconditionnel…
Une sorte de réminiscence de notre toucher bébé. Chacun ensemble, tous unis portés par ce mantra qui ne s’arrêtait pas… C’était un moment incroyable.
Une filles est venue se joindre à nous, nous l’avons accueillie sans la regarder, nous avions le plus souvent les yeux fermés. Elle n’est pas restée tout le long. Mais nous, nous avions perdu la notion du temps, en y repensant le lendemain nous n’arrivions pas à nous accorder sur le temps que ça avait duré, j’aurais dit 20mn, Fred était persuadé que nous avions communié plus d’une heure.

Globalement, c’était très intense. Un gros beau moment. De véritables émotions fraternelles….
Quelque chose que je n’avais jamais connu.

Nous nous sommes dit merci et je suis allée me coucher pleine d’une énergie positive incroyable !


À suivre mercredi prochain.

Rendez-vous sur Hellocoton !

14 réponses à « Je rêvais d’un autre monde – épisode 11 »

  1. Tu as lu la Prophétie des Andes ? J’ai commencé sous les conseils d’une amie et, justement, j’en suis au moment où l’auteur aborde les transferts d’énergie entre personnes… enfin bref, ton expérience m’a un peu fait penser à ça… bisous

  2. Et sinon premières impressions?

    En tout cas moi qui ne suis pas du tout tactile cela ne me donne pas du tout envie. Je suis même capable des fois de hurler si quelqu’un me touche alors que je n’étais pas in the mood.

      1. Je ne te juge pas. Peut être aurais je aussi apprécié. Mais bon j’ai déjà repoussé une jeune fille qui m’avait juste posé la main sur la bras. C’était complètement innocent de sa part mais j’étais pas près j’ai presque hurlé.

Répondre à fedora Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.