« Je vis sans…


Ma vie en général / vendredi, septembre 12th, 2014

001… si, je vous jure… je n’en ai pas… et non, ça ne me manque pas »

Voilà à peu près l’argumentation type que je sers à mes concitoyens quand je leur annonce la manière dont je vis. Logiquement, à ce stade là c’est le moment où ils me regardent avec des yeux fiévreux et exorbités, censés souligner l’immense incompréhension de nos différences respectives.

« Je vis sans télé »

Alors là, c’est le pire du pire ! Quand je dis ça j’ai même parfois des cris instinctifs de surprise ! Je ne sais pas ce qu’ils imaginent, ils me voient sans doute habiter dans une maison en bois avec l’eau à aller chercher au puits, et des soirées écourtées dès octobre parce que la nuit tombe et que je m’ennuie tellement que je m’endors !
Ben nan, pas du tout, j’ai un écran géant les amis, un home-cinéma en bonne et due forme, sauf que je n’y matte pas Jean-Pierre Foucault en 4×3, moi je regarde uniquement des films et des séries que je choisis au moment que je veux ! NA

« Je vis sans lait de vache »

Bon, j’exagère un tout petit peu car je mange encore du beurre. Mais c’est tout… La crème est de brebis, le fromage aussi (ou de chèvre ou de bufflonne, ou de yak), le lait je vous en ai déjà parlé.
Mais du coup, quand je le dis j’ai droit à un moqueur : « arrête, tu nous as cuisiné des lasagnes, y’avait bien une béchamel dedans ! »… Ben ouais mais à la crème d’avoine chéri, ahahahahah tu l’as pas senti hein ? avoue !!

« Je vis sans médocs »

Ou du moins j’essaye, le plus possible. Je déteste me soigner, je préfère attendre la mort au fond de mon lit (comme font les garçons d’habitude). J’en ai rien à foutre de prendre un quelconque traitement et j’oublie le cacheton quotidien au bout d’une demi-journée. Donc du coup je me plains beaucoup, et en plus je suis tout le temps malade…
Bon, après, vu que j’ai vécu un empoisonnement médicamenteux, j’ai des circonstances atténuantes quand même !
Ah oui, du coup j’ai pas de contraception non plus. Vivement la pilule pour hommes !

« Je vis sans homme »

Ouais, non, du coup la pilule peut attendre.
Alors effectivement, je suis seule, je vis seule, je dors seule, j’ai accédé à la propriété seule.
Quand je le dis y’en a qui me lancent des « oh ma pauvre ! », d’autres des « mais tu t’ennuies pas ? ». Je n’arrive pas à décider à la face duquel je vais cracher en premier !

« Je vis sans être informée »

Et je dirai même plus : « je me désinforme avec délectation ».
Dans ma conception des choses, les médias sont des enculés de menteurs corrompus et manipulateurs. Donc forcément je ne vais pas me laisser polluer par cette catégorie d’individus.
Alors j’écoute pas la radio, je ne lis pas les journaux, quand il y aura la guerre, je compte sur les sirènes de l’hôtel de ville pour m’avertir. Comme avant !

« Je vis sans père »

Ça a toujours été ainsi, et le moment où je passais pour une bête de foire à cause de ça est révolu depuis longtemps. Maintenant j’ai deux mères, alors ça compense ! (oui, pour le coup je suis toujours un phénomène de foire mais je l’utilise à présent à mon avantage… Pourquoi donc ne pas mettre son originalité en avant hein, je vous le demande…)

« Je vis sans filet »

Je le dis au début. J’annonce d’emblée la couleur pour que les gens s’habituent, car manifestement c’est difficile de s’habituer à ça. Je parle sans détours, je dis ce qui me vient, je ne mens pas et je n’enrobe pas. C’est trash mais c’est honnête.
Dans mes actes la plupart du temps c’est ainsi… Les périodes angoissantes étant passées, définitivement (l’hypnose m’a sauvé), maintenant je profite et je m’applique à faire ce que j’ai envie de faire au moment où j’en ai envie.
Heureusement je n’ai pas des envies très exotiques ni onéreuses (genre hier soir j’ai eu envie de dîner un petit déjeuner ! Whaouuuuuu !)

Et vous, sans quoi vivez-vous ?

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30 réponses à « « Je vis sans… »

  1. Moi je trouve qu’il faut se démarquer et pas suivre un troupeau j’ai pas réfléchi à savoir sans quoi je vis mais des fois j’aimerai que ce soit sans mari et sans gosses, sans voisin au départ c’était le cas mais ma voisine lointaine d’avant ayant plumé son mari ils ont vendu le champs d’à coté à mon gros con de voisin grr, et le mieux serait de vivre sans sous sans société de consommation
    Aujourd’hui le plus vital pour moi l’électricité à cause de mon fils car sinon il serait mort et le reste j’essaye de m’en passer tant que possible avec trois enfants ;) mais je crois que l’important est d’aimer sa vie après ce qu’en pense les autres je te rejoins je m’en tape grave !!!!
    Bisous

  2. Je crois qu’il est sain de vivre comme on l’entend! Alors du coup je vis san homme (et mon Dieu que ça fait du bien), sans alcool et sans routine bien définie (donc prendre un petit déjeuner au dîner me paraît tout à fait normal)…

  3. On n’est pas si différente que ça. Comme toi, je vis sans télé, sans père, sans medocs (étrange pour quelqu’un qui est hypocondriaque) et sans filet. Le dernier me cause souvent des soucis parce que j’ai une GRANDE GUEUUULLEEEE de cochon mais bon, a prendre ou a laisser.

  4. Je vis aussi « sans » pas mal de choses, mais je crois que ce qui fait le plus réagir les gens, c’est « sans micro-ondes ». C’est bête, mais je n’en ai jamais eu. Et ça ne m’a jamais vraiment manqué. Mais ça ne rate jamais quand les gens l’apprennent : « Quoi ?? T’as pas de micro-ondes ? Mais comment tu fais ???!!! »
    Ben je fais autrement, c’est tout :D

  5. Sans medocs pour moi aussi, et quasi sans produit cosmetique (ils sont en nombre très limités). Mais c’est moi ça. Je ne suis pas une « sans » mais une « peu de « . Le simple me suffit, l’utile et l’essentiel.

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