Le sport m’emmerde (et vice et versa) !

Il était une fois, l’histoire d’une fille qui n’a jamais compris après quoi courent les gens qui courent, pourquoi certains payent pour souffrir sur des machines compliquées, ou encore comment d’autres acceptent une rigueur de vie draconienne pour cette chose qu’on appelle usuellement « sport« .

Cette fille, c’est moi !
Moi je cours si je suis en danger (et encore), je souffre dans mes relations aux autres (et heureusement j’paye pas pour ça), et ma vie s’écoule un peu comme elle veut, au gré de mes envies (et aussi, à priori, de la lune)…

Il y a de ça très très très longtemps, en maternelle, j’étais déjà une petite fille calme et rêveuse. Je ne courais déjà pas, les jeux de chat me foutaient la trouille et je restais dans mon coin bien tranquillou à faire du sable doux.

En primaire est arrivé l’horreur de la balle au prisonnier… C’était encore plus terrifiant que le chat car il y avait ce truc rond dégueulasse qui arrivait presque à chaque coup en plein dans ma gueule, j’ai nommé un ballon.
Je n’ai jamais su rattraper, je n’ai jamais su viser… C’est comme ça, ça ne m’intéresse pas, foutez-moi la paix avec votre sphère et surtout ne me la passez pas si j’suis prisonnière, je vais rester là bien peinarde plutôt.

Au collège et au lycée sont venus les temps bénis des dispenses de sport… Ahhhhhh :) J’étais enfin sauvée.
J’avais d’excellentes raisons hein… Une scoliose à convexité gauche 18°, un asthme latent et parfois même un petit souffle au cœur détecté à l’hôpital Debré. ENFIN LA PAIX !

Malgré cette vie plus cérébrale que physique, mon très haut métabolisme, la nourriture bio-hippie-équilibrée de Môm ainsi que certains désordres à tendance anorexiques m’ont permis de rester à une tour de taille absolument raisonnable et un poids plutôt dans le bas de la courbe mais que j’aime bien quand même.

J’vous ai déjà dit que mon géniteur était obèse ? Vous saviez que ma mère n’est pas très légère non plus ? Donc bon, autant éviter d’en arriver là moi aussi… C’est pourquoi, sans faire de sport mais en surveillant un peu mes formes, j’ai toujours été assez vigilante.

Mon poids de forme est compris entre 55 et 57kg. C’est certes beaucoup moins que ce que je devrais peser pour ma taille (1m70) mais c’est lorsque je transporte cette masse que je me sens bien, que je peux bouger, que je ne me sens pas comme un gros tas.
Moins c’est pas assez et je perds mes forces. Plus c’est trop et j’ai l’impression d’être au volant un poids lourd sans ABS.

Le premier drame, ça a été 8 kilos d’un coup en 1 mois, qui sont venus s’installer conjointement à l’implant contraceptif ! Je ne cesserai jamais de clamer à quel point ce truc est une merde infâme
Les hormones ont eu raison de ma ligne (j’ai pris 15kg en tout), et puis de mon moral aussi… Dépression et tout le toutim.

J’ai retrouvé mon poids de forme quelque temps après…

Le second drame, c’était cet automne :
Comme chaque année, je sors de l’été légère et bien pesante. Mon mois de road trip à manger et dormir avec 5 euros par jour n’est pas propice à l’embonpoint, donc en automne normalement je suis bien.

Si vous me suivez sur Facebook, vous n’êtes pas sans savoir que j’ai hébergé quelqu’un cet automne… Du jour de la rentrée jusqu’au 20 décembre… Et ça n’a pas été facile.
Alors la seule façon que j’ai trouvé pour supporter la présence de ce garçon que je connaissais très peu, ça a été de bouffer, et de boire, et de faire à bouffer, et de prendre l’apéro…
Voilà !
111 jours à manger comme deux et à boire comme trois. Lorsque ma route a croisé une balance et que j’y suis montée pour avoir enfin une idée générale du désastre, l’aiguille s’approchant en tremblant du 70 m’a fait réaliser que ce n’était plus possible.
J’ai donc décidé illico presto de commencer un régime afin de réduire la taille de mon estomac de façon draconienne pour pouvoir reprendre une alimentation plus saine (et surtout dans des proportions plus humaines) dès février.

Ces kilos ayant moins de deux mois, je décidais également d’y coupler des séances de torture sportives afin de virer cette couche de graisse de quelques centimètres… Il semblerait que ce soit jouable.
Jouable, mais pas de gaîté de cœur.
Jouable, mais pas dans le sens « chouette, je vais déchirer mes fibres musculaires et mes tendons pour en avoir plus » (oui parce que les courbatures c’est ça !)
Jouable, mais par une putain d’obligation de merde qui me fait bien chier (hum… pardon…)

Du coup, lors de mon petit coup de mou de la semaine, lorsque sur Facebook on m’a dit « mais si, vas-y, fais du sport, tu vas voir, tu iras mieux… » je me suis vraiment demandé si vous vous foutiez de ma gueule.

Mais comme c’est le thème de mon projet « Pense-Être »…. Bah on y va !


Semaine 2 du Pense-Être : Évaluation de ma santé physique.

J’ai décidé d’intégrer ma fiche Pense-être à mon Bujo. De cette façon je garde les visuels qui m’intéressent (je les découpe et colle) mais je peux aussi garder une certaine liberté (en particulier continuer ma « To-Do list » qui ne serait jamais rentrée dans les petites cases du cadre « à moi de jouer »…)

Voici ce que ça a donné pour cette semaine :

Mes indices Ruffier et Dickson de lundi :

En début de semaine, j’ai obtenu un indice Ruffier de 7,4 (adaptation à l’effort moyenne) et un indice Dickson de 5,7 (moyen).

Donc, en gros, c’est moyen !
Et ce n’est pas réellement une surprise :)

Mes séries de la semaine :

Puisque le sport était la résolution de mon premier mois de mon yahtzee de l’année (autant tout faire pour se motiver n’est-ce pas ?), j’ai un peu triché et j’ai commencé à en faire jeudi 04 janvier.

Le but du jeu, c’était de faire deux séries de l’application 30 jours fitness challenge sur androïd les jours où je ne vais ni au yoga ni au tir à l’arc (ouais, je me prends pour Katniss cette année, la tresse en moins).

La première série est destinée à renforcer le système musculaire jambes et fessiers et comprend : Squats, fire hydrant, hanches pont, saut de côté, escalade et tout plein d’autres noms barbares pour des exercices qui le sont tout autant (et la chaise… putain…. l’Horreur Ultime)

La seconde série est plus ciblée ventre et abdos et comprend : Crunchs, abdos, levé de jambes, planche, ciseaux inversés (et la planche… putain… la seconde Horreur Ultime)

Je vous avoue que c’est assez terrible et que j’en viens même à regretter feu mon abonnement Coach Club, j’avais l’impression d’aller moins vite mais de faire plus de progrès. Là, je ne suis pas persuadée que se retrouver écroulée par terre parce qu’on a pas tenu la planche à se dire qu’on est une triple sous merde et qu’on n’y arrivera jamais soit très bénéfique pour contribuer au fameux « épanouissement par le sport ».

Aujourd’hui, j’ai lâché depuis deux jours à cause de mon problème avec la lune, mais j’envisage très sérieusement de reprendre avec une autre technique (une autre appli ? un site ?…)

Mes indices Ruffier et Dickson de dimanche :

En fin de semaine, j’ai obtenu un indice Ruffier de 2,6 (bonne adaptation à l’effort) et un indice Dickson de 4,7 (moyen, ça ça ne change pas).

Mes efforts ont porté leurs fruits quelque part… (même si, sur le site il est dit que l’indice de Ruffier est moins fiable, moi c’est mon préféré).
Je recommencerai le test à la fin de mon mois de sport (si j’arrive à tenir jusque là)

Qu’est-ce que c’est que « pense-être » ? C’est mon défi 2018 :)


Et vous, vous aimez le sport ?

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Published by Agoaye

Dans un univers parfait, Agoaye aurait Hugh Jackman pour boyfriend, un budget informatique/nouvelles technologies illimité et une carte haute-fidélité chez Lush... Dans notre monde, la réalité est bien différente !

22 Comments

  • isabelle

    20 janvier 2018 at 9 h 18 min Répondre

    Aie, aie… gros coup de mou ! Moi aussi le sport c’est pas ma tasse de thé, mais quand la balance a été très très méchante avec moi je me suis lancée. Toute seule, en salle de sport avec ses sportives très peu pour moi. … alors j’ai pris un cours avec deux autres participantes et une super nana. On papote beaucoup et c’est le sport devient en bon moment. C’est un peu cher, C’est pas fulgurant les résultats, mais je me sens bien et je suis contente d’aller au sport. au final c’est ce qui compte.

    Peut être que tu as surestimé tes capacités et vu trop grand. .. vise un objectif plus réaliste, et prend du plaisir!

    Bon courage

    • Agoaye

      21 janvier 2018 at 17 h 30 min Répondre

      Merci. Bon, pour moi le concept de salle est encore plus inenvisageable (beurk, d’autres gens…) :)
      Mais ouais, je vais reprendre un peu moins haut. (et je vais tenter de reprendre car là ça fait 5 jours que j’ai décroché et ça va être dur dur !!!)

  • Sand Mayer

    20 janvier 2018 at 12 h 25 min Répondre

    Ouiiiiiiiiiiiii je kiff le sport ! Le sport c’est ma vie !

    • Agoaye

      21 janvier 2018 at 17 h 30 min Répondre

      Exacte inverse de moi ;)

      • Sand Mayer

        21 janvier 2018 at 19 h 30 min Répondre

        Bon il faut dire que j’ai grandi avec. Mon père était sportif professionnel. J’ai baigné dedans. J’ai fait des années de danses… C’est une drogue. Par contre tu vois, je suis de nature stressée, nerveuse, anxieuse. Je fais du sport car il n’y a que comme ça que j’arrive à me calmer. A canaliser mes émotions.
        Je ne fais pas du sport pour maigrir mais pour me détendre. Ma soeur est comme moi. Lorsque nous sommes, par exemple, très en colère après une personne ou face à une situation désagréable, nous avons toutes les deux le même réflexes : hop on fait des pompes et de cette façon notre esprit est calmé. On en rit parfois, elle et moi, mais c’est vrai. Combien de fois elle m’a surprise en train de faire des pompes et son premier réflexe a été  » oh toi, tu es énervée ! « 

        • Agoaye

          21 janvier 2018 at 20 h 58 min Répondre

          Ah oui c’est carrément dingue… J’ai l’impression de découvrir un nouveau monde :)

          • Sand Mayer

            21 janvier 2018 at 22 h 30 min

            Lol tu te moques de moi, là, non ? :P

          • Agoaye

            22 janvier 2018 at 18 h 37 min

            Ah non non, pas du tout, je jure

  • Guillemette

    20 janvier 2018 at 21 h 36 min Répondre

    Courage, accroche-toi ! Pas facile c’est sûr, et pas toujours plaisant… Un peu d’exercice, c’est quand même nécessaire pour l’hygiène de vie mais à ce niveau, ça peut devenir vraiment chaud de se motiver. En même temps, j’espère que voir des résultats te donnera de l’encouragement !

    Pour ma part j’étais comme toi, totalement réfractaire au sport… Puis j’ai pris l’habitude de l’exercice avec de la marche — c’est franchement léger, mais j’en fais au quotidien et assez longtemps, donc l’air de rien ça compte. Ça m’a donné le goût progressivement (enfin… il y a le goût « sain » et il y a l’aspect addict à tendance anorexique aussi, mais ça c’est une autre affaire…), au point qu’aujourd’hui j’aimerais bien me mettre au jogging ou au fitness. Par contre, je suis toujours ultra réfractaire à tout ce qui touche aux sports d’équipe, sports d’adresse etc ;)

    • Agoaye

      21 janvier 2018 at 17 h 35 min Répondre

      Je m’en suis passée pendant 37 ans (et franchement, faire la classe pendant 6 heures par jour c’est quand même sportif mine de rien)…
      Bon là j’ai décroché depuis 5 jours, ça va être dur de m’y remettre

      • Sand Mayer

        21 janvier 2018 at 19 h 32 min Répondre

        Honnêtement si tu n’aimes pas ça, ne te force pas. Ca doit rester un plaisir.

        • Agoaye

          21 janvier 2018 at 21 h 00 min Répondre

          Mais… ça ne sera jamais un plaisir. Pour moi c’est un outil. Un outil de torture destiné à :
          1 – me punir de ne pas avoir réfléchi en prenant ces 8 apéros par semaine (oui c’est possible)
          2 – me faire réfléchir dans le futur (faire attention pour ne pas être obligée de m’infliger ça une fois encore)

          • Sand Mayer

            21 janvier 2018 at 22 h 36 min

            Tu ne devrais pas te torturer de la sorte.

          • Agoaye

            22 janvier 2018 at 18 h 37 min

            La torture et moi c’est une looooongue histoire !

  • Isabelle d'EzEvEl

    21 janvier 2018 at 21 h 35 min Répondre

    Avant mes grossesses je pouvais dire que j’aimais le sport. Après une grosse fonte musculaire et l' »inactivité » (3 enfants c’est inactif) je ne supporte plus les efforts ou il faut tenir la douleur. Courir me brule la trachée, la salle de sport c’est trop cher et faire des exo par terre ça me gonfle au possible.
    Par contre j’adore danser, alors la zumba est un bon compromis sachant qu’il y a pleins de vidéos sur le net, tout ce qui se fait en musique passe beaucoup mieux

    • Agoaye

      22 janvier 2018 at 18 h 37 min Répondre

      Ah ben oui alors, tu as trouvé au moins quelque chose, c’est cool. Moi je continue à chercher :(

  • Marionle6tron

    22 janvier 2018 at 17 h 19 min Répondre

    Moi je suis une marcheuse mais pas en ce moment car il fait trop froid, j’ai commencé le Pilate juste avant les vacances et à la maison je fais deux s’éances d’exercices avec des élastiques mais que ceux que je suis sure de réussir et de bien faire, la planche pour l’instant c’est no way et je veux que ce soit bénéfique et pas me sentir comme une merde parce que j’y arrive pas (je fais cette série https://youtu.be/FobjDtFY4nI sans les trucs de planche et je le fais 3 fois)
    Comme Sand Mayer je pense que tu dois faire des choses qui te font travailler mais pas te torturer et surtout qui ne te font pas te sentir comme une merde ;)

    • Agoaye

      22 janvier 2018 at 18 h 55 min Répondre

      J’irai voir ton lien dès que je me remotiverai (ce n’est pas pour aujourd’hui, c’est clair… Demain non plus je le sens)
      Putain, fait chier, ça me rapporte 5 points dans mon Yahtzee pourtant :)

  • Lenora Von Cherry

    24 janvier 2018 at 8 h 05 min Répondre

    Je déteste le sport. J’ai toujours détesté le sport.
    Au collège, je faisais semblant de faire du sport. Je courais un peu derrière les autres qui avaient pour consigne de ne pas me passer la balle. JAMAIS !
    Au lycée, le cours ayant lieu de 8h à 10h le lundi matin, bah je voyais vraiment pas l’intérêt d’y aller !

    Mais là, ma dépression de l’été dernier m’a fait prendre 8 kg, alors que je me sentais un peu mieux dans mon corps et dans ma tête. Même si tout le monde me répète que ça ne se voit pas, moi je le vois. Je vois où ils se sont logés.
    Bref, si je veux mettre des t shirt à manches courtes qui ne descendront pas forcément à mi cuisses pour cacher mon cul, j’ai intérêt à le remuer, ce cul !
    De toute façon, y’a pas de secret. Compter sur la motivation et la volonté pour faire du sport ça ne sert à rien ! Autant retourner direct dans son canapé avec un apéro. Il faut se forcer et pis c’est tout !

    • Agoaye

      25 janvier 2018 at 18 h 18 min Répondre

      Voilààààà ! On est d’accord, on fonctionne pareil (sauf que moi je ne le cache pas, j’en ai rien à foutre, d’façons j’baise pas alors :/)

      • Lenora Von Cherry

        26 janvier 2018 at 7 h 47 min Répondre

        Moi non plus je baise pas, mais bon…

        (J’ai cru que j’avais un plan cul torride avec un chevelu non moins torride. Il m’a dit des trucs genre « ton cul, miam, j’arrive ! » J’attends encore… ça fait deux semaines… Va plus tarder…)

        • Agoaye

          27 janvier 2018 at 16 h 29 min Répondre

          Oh mais je le connais celui-là :p

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