L’homme que j’ai suivi dans la rue.


Ma vie de célibataire / jeudi, novembre 20th, 2014

aaaJ’avais un rencard. J’ai saboté nos chances car il y avait trop de différences, trop de détails qui m’agaçaient déjà. Bref, pas la peine de s’appesantir, je l’ai fait « proprement », en face, à une terrasse de bistrot après un resto sans prétention.

Après ça je suis rentrée avec l’un des derniers RER. Il était en gare de surface, ce qui a accentué l’étrangeté de ma soirée. J’avais repoussé cet homme, je me sentais vide, mais aussi un brin soulagée, mais sans illusions, mais déterminée. Bref… Pas claire !

Après un trajet omnibus interminable, il me reste quelques centaines de mètres à parcourir à pied avant de rentrer chez moi.
A une heure du matin, les rues sont presque vides, les rats squattent les trottoirs, les alcooliques et les junkies pestent devant les kebabs fermés et les apprentis Ayrton Senna s’en donnent à cœur joie sur la nationale.

Je n’ai pas peur, je connais ma ville, et même si elle ne respire pas la sécurité, je ne la trouve pas spécialement effrayante non plus. Je fais donc mon petit bonhomme de chemin tranquilou, discrète et vigilante.

Ce mec a traversé la nationale devant moi. De profil et avec son gros manteau et sa big écharpe, je ne lui ai rien trouvé de spécial, en plus il a des lunettes et j’aime pas trop les hommes à lunettes.
Mais nos chemins étant similaires, je l’ai suivi à distance en regardant mes pieds.

Et puis il a levé les bras, ce qui m’a attiré l’œil (vigilante je vous le disais), et il a tiré sur ses cheveux coincés dans son col de veste, et il a libéré sa crinière brune brillante de l’emprise de l’élastique qui la maintenait en une queue de cheval que j’avais jusqu’alors ignorée.
J’ai été fascinée.
Je n’arrivais plus à détacher mon regard de ses longs cheveux, j’ai même pressé le pas, j’ai même fait un peu plus de bruit, pour qu’il me remarque et qu’il se retourne, j’ai même continué à le suivre alors que ce n’était plus ma route, je l’ai même pris en photo !

Et puis je me suis souvenue que ce n’était qu’un fantasme, que j’étais fatiguée et qu’il n’avait pas un si beau visage que ça d’après ce que j’avais aperçu au feu. Je me suis raisonnée et j’ai arrêté de courir après cet inconnu.
J’ai pris la rue suivante et je suis arrivée chez moi par une allée transversale.
Quelques chats dérangés m’ont craché dessus mais moi je souriais car j’avais en mémoire cette crinière incroyable qui m’a fait dévier de ma route.

Et vous, avez-vous déjà suivi quelqu’un dans la rue ?

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28 réponses à « L’homme que j’ai suivi dans la rue. »

  1. Dommage, au milieu de ma lecture j’avais imaginé la fin autrement. Le monsieur s’est il aperçu de ton manège?
    Ceci dit quand on est un homme c’est une chose qu’on évite de faire, surtout à ces heures tardives. Si la personne « suivie » s’en aperçoit la situation peut facilement paraître inquiétante.
    Pour ma part j’ai suivi une fois dans le métro un joli popotin superbement moulé dans un jean. Contrairement à toi je n’ai pas pu voir apercevoir visage, mais si jamais je recroise dans une foule cette fameuse chute de reins je suis persuadé de pouvoir la reconnaître…

    1. Oh non, je ne te crois pas ! Tu ne peux pas reconnaitre un cul parmi tant d’autres, tu bluffes :)
      Effectivement en tant qu’homme c’est plus délicat, l’inverse aurait été mois…mignon.
      Quant à lui, non, je ne crois pas qu’il se soit douté de quelque chose, ou alors que je devais avoir parkinson (pour agiter autant mon sac en plastique) et un gros rhume (pour renifler si fort) :)

  2. Tu sais d’où ça vient ta passion pour les hommes aux cheveux longs ? C’est dingue à ce point là, surtout pour moi qui avait peu de critères !!
    Sinon comme tu te doutes, je n’aurais jamais osé suivre un homme :P Ni eu un coup de foudre pour le physique de quelqu’un en fait je pense avec le recul. Le Chti je l’ai connu avant de le voir physiquement (même si je suis très contente du physique du géniteur de mon Mogwai, il va être mimi mon bébé !)

  3. on dirait plus une petite nouvelle qu’un récit de bout de soirée (tout ça pour dire que j’ai aimé la façon dont tu as écris ce post)
    sinon pour répondre à ta question, non je n’ai jamais suivi quelqu’un dans la rue.
    A moi de t’en poser une, s’il avait à ton goût, tu l’aurais abordé lui et sa longue crinière? ^^

          1. t’es vachement optimiste toi, aller aller namého pas de pensées comme ça hein, sinon je botte ton derrière ^^ (je mettrais des godasses coquées, je te préviens lol)

  4. MDR !! tu es vraiment terrible (dans le bon sens ^^)je rejoins ragnagna ? pourquoi toujours des cheveux long ? pour ma part non … enfin une fois au collège une fille qui m’avais taper dans l’œil. mais je n’avais aucune chance j’étais en mobylette et elle dans la voiture de ces parents et elle habitais a 15 borne (approximativement car j’ai jamais réussis a rattraper la voiture et je vivais en province ) …

      1. J’en ai pas vraiment besoin tout le temps.
        Mais j’y vois quand même mieux avec et puis j’aime bien ma tête avec :)
        Alors je les porte tout le temps ;)

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