Quand j’vous disais que je voulais plaire !

imageIl y a quelques semaines déjà, je vous avais subtilement encouragés à m’apprécier  avec un billet sobrement intitulé « Aime-moi bordel ! »

Aujourd’hui je reviens à la charge pour vous montrer à quel point je fais preuve de bonne volonté.

En rangeant ma bibliothèque je suis tombée sur The Livre qui prouve que je fais des efforts… Et alors je me suis rappelée du jour où j’avais décidé de l’acheter ! Ce jour-là, j’étais plantée comme une grue mouillée dans une librairie devant le rayon psychologie/aide à la vie… Mouais…

Il vous faut savoir qu’habituellement je ne me hasarde pas à traîner dans ce rayon, et que je n’ai même pas lu les classiques du genre « Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus » (ok, j’ai essayé mais ça m’a saoulé au bout de 4mn50).

Mais la tranche vert fluo du bouquin a honteusement attiré mon attention : « Comment plaire en 3 minutes » et là, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire une masse de pensées impressionnantes se pressa aux portes de mon petit cerveau : « Nooooon, j’vais pas acheter ça, mais c’est nul, d’façons je plais déjà moi non ? Est-ce que j’en ai vraiment besoin ? En plus il a des couleurs de merde ce livre, et il a pas la même taille que les autres de ma bibliothèque, combien il coûte ? Putain en plus l’est trop cher, non, non, c’est même pas la peine d’y penser, en plus c’est une femme qui l’a écrit, j’aime pas les femmes qui écrivent, en plus j’aime pas sa tête et 5,70€ elle se fait pas chier hein, et pis franchement je ne vais même pas le lire »

Donc je l’acheta.

Toute petite, je plaisais à tous. C’est normal me direz-vous, est-ce que vous connaissez quelqu’un qui avoue trouver les bébés laids ? (ou alors qui se contente de ne pas mentir)
A 10 ans, je plaisais à sa famille. On est tous passés par là n’est-ce pas ? Le nombre de tantes, grands-oncles, cousin par alliance ou autres obscurs membres de la famille qui vous lancent niaisement un « Qu’elle est bêêêlle ! » durant cette dizaine d’années là est impressionnant.
A 20 ans, je plaisais beaucoup moins à la famille (après la crise d’ado que je leur ai fait subir c’est un peu normal) mais nettement plus aux garçons (ahhhh ! c’est pas trop tôt). Un style particulier et parfois décalé n’en attirait qu’un genre certes (les rebelles/artistes/cas sociaux ou tout ça à la fois) mais les attirait quand même.
Aujourd’hui, je m’aime plutôt pas mal et manifestement je plais aussi à un panel de plus en plus étendu (et les relous éméchés du dernier RER ne rentrent pas dans mes statistiques, ce serait trop facile), je crois que je me bonifie avec l’âge.

Mais comme l’être humain est un éternel insatisfait (et que je suis encore pire), ben je continue à me poser des questions et à dévoiler des trésors d’imagination afin de plaire encore plus, et à un plus grand nombre… D’où l’achat du bouquin !

Il faut savoir que ce livre est censé vous aider dans tous les types de rencontres (le titre complet du bouquin est en fait : « Comment plaire en 3 minutes en tête à tête, au travail, en groupe ») et c’est vrai que certaines parties et certains chapitres ont l’air de plus convenir à l’une ou l’autre des situations.

Par exemple, on nous donne le fameux truc du « je te ressemble donc tu ne peux que m’aimer » archi-connu qui consiste à déceler les habitudes gestuelles de notre interlocuteur et de les reproduire afin de lui apparaître plus familier et donc instaurer d’emblée une relation de confiance. Il va sans dire que ce truc ne peut pas être appliqué en groupe. Vous vous imaginez lors d’un diner de 20 personnes, prendre les tics de tous et les adapter à chaque fois que vous changez d’interlocuteur ? A la fin de la soirée on vous aura forcément pris pour un Gilles de la Tourette !

Donc au début de la lecture, j’ai été plus que déçue par le manque d’informations nouvelles… J’avais déjà entendu tout ce qui était écrit là et j’avais l’impression de perdre mon temps à espérer avoir des nouvelles pistes ou supers tuyaux pour faire de moi une star interplanétaire… Mais au fur et à mesure que les chapitres se succédaient, les choses intéressantes commencèrent à arriver.
Alors attention, je ne parle pas d’intérêt capital !!! On est pas entrain de revivre un moment crucial de l’histoire de l’humanité en le lisant, mais j’avoue qu’il y a des choses qui peuvent nous surprendre et nous faire penser « ah, oui, c’est vrai, ben j’m’en souviendrai« .

Un exemple ? « Pensez que les autres ont les mêmes besoins que vous. Ils veulent vous influencer et qu’on les trouve sympathiques. Donnez leur ce qu’ils demandent en les écoutant […] mais sachez aussi vous faire valoir avec sympathie. Un peu plus de ceci, un peu moins de cela. Souvent ce n’est qu’une affaire de dosage »

Ben, alors que je partais avec pas mal d’à-priori, le bouquin ne m’a finalement pas foncièrement déplu. La grosse partie du début qui consiste à savoir avoir confiance en soi pour la rencontre, éviter le trac et faire les bons choix ne me concerne pas trop finalement car je suis relativement à l’aise avec les prémices d’une rencontre (p’tet parce que j’adore ça). Mais le reste m’a plus parlé.

Et puis c’est complet, le livre commence à « avant la rencontre » et se termine à « savoir s’en aller à temps » et « faire le bilan » ça tombe très bien étant donné que ce sont justement ces deux points qui me font le plus souvent défaut (genre : « merde, j’avais pourtant décidé de ne pas coucher le premier soir ! » ou encore « mais qu’est-ce qui m’a pris de l’aider à refaire toute la peinture des murs de son appart au deuxième rencard ?« )

Et vous, vous savez plaire ?
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Published by Agoaye

Dans un univers parfait, Agoaye aurait Hugh Jackman pour boyfriend, un budget informatique/nouvelles technologies illimité et une carte haute-fidélité chez Lush... Dans notre monde, la réalité est bien différente !

16 Comments

  • Memy

    3 janvier 2014 at 17 h 26 min Répondre

    Je ne me pose pas la question en fait. Je plais c’est bien, je ne plais pas, tant pis. Je n’ai pas besoin de ça.
    (sinon y a plein de bébés que je trouve moches et ça m’arrive de le dire)(de toute façon ça se voit sur ma tronche^^)

    • Agoaye

      3 janvier 2014 at 17 h 28 min Répondre

      Ben j’ai vraiment eu ma phase d’insécurité affective après ma rupture, d’où mes questionnements sur ma capacité à « encore » plaire :) Finalement c’était une étape logique je pense :)

  • Ragnagna

    3 janvier 2014 at 21 h 39 min Répondre

    Je suis je pense en insécurité affective que je comble via le blog ou le Chti, même si je plais plus que ce que je pense. Par contre je plais pas en tant que femme fatale mais fille sympa, pour pas dire gentille fifille. Et niveau pro je dois pas faire très sérieuse avec ma tête d’étudiante dans des fringues mal fagotés :P

    • Agoaye

      4 janvier 2014 at 19 h 35 min Répondre

      Alors moi je plais pas mal au boulot (sauf à l’inspectrice mais c’est parce que c’est une connasse), et un peu en femme fatale comme tu dis…
      Bon par contre en fille sympa tu repasseras, j’ai l’air de vouloir bouffer quiconque osera s’approcher la plupart du temps !

  • Trenty

    8 janvier 2014 at 11 h 21 min Répondre

    Bon alors, tu arrête de mettre des photos de toi, parce que j’ai faillit bloquer dessus et ne pas lire le texte :)

    Pour ma part, j’espère plaire, sans savoir si c’est vraiment le cas.

    • Agoaye

      8 janvier 2014 at 12 h 19 min Répondre

      Et tu n’en as rien à foutre d’avoir confirmation ? d’être sûr ? De savoir que tu plais ?

      • Trenty

        8 janvier 2014 at 12 h 23 min Répondre

        Quand j’étais célibataire, j’en avais pas rien à foutre.
        Maintenant, je m’en fout et il vaut mieux :)

        • Agoaye

          8 janvier 2014 at 12 h 27 min Répondre

          Ouais, voilà… La différence est là. Pour moi ça a débuté après la rupture d’avec ex-chéri-chéri.
          Quand on est en couple on s’occupe de plaire à la personne avec laquel on est et ça entre plus dans le domaine du quotidien.
          Tu me donnes des pistes pour un futur billet tu sais :)

          • Trenty

            8 janvier 2014 at 12 h 28 min

            Au moins, j’aurais servit à quelques choses aujourd’hui.
            Vu que j’arrive pas à me mettre au boulot :)

          • Agoaye

            8 janvier 2014 at 12 h 31 min

            je vois ça…
            J’suis pas sortie de mon lit encore !

      • Trenty

        8 janvier 2014 at 13 h 23 min Répondre

        Grrrr :&

  • Romain Volcos

    25 février 2015 at 0 h 37 min Répondre

    Lu :-) Ouais je confirme être à des années lumière de ce genre de choses. Je suis même du genre un peu ballot, à même pas comprendre d’éventuels signes (alors qu’on eut a certains moments très bien pu les comprendre pour moi, ou à ma place).
    Quand je ne fais que sifflote l’air de Brassens… »en suivant mon chemin de petit bonhomme »…

    • Agoaye

      25 février 2015 at 12 h 06 min Répondre

      Bon après ce n’est pas pour autant que je comprends les signes hein :)

  • Miss Pivoibulle

    12 avril 2015 at 16 h 35 min Répondre

    Ah le fabuleux coucher ou pas le premier soir et si juste on suivait nos envies?
    Pour ce qui est des premiers rencards je suis une calamité, manque d’assurance total et timidité le duo magique, conneries que même Patrick S aurait honte d’en sortir des pareilles, rouge comme pas quatre, tremblote, sans parler des bafouillages, maladresses du type renverser mon café etc lol
    Et je ne me montre pas fastoche (le battements cils etc je ne sais point faire non plus je cumule)
    Je crois que je pourrais lire tous les livres du genre que ça n’arrangerait pas les choses
    Quel est le secret pour avoir cette assurance dont parles (ou comment tu vas me filer des cours au cas ou j’ai besoin lol)

    • Agoaye

      12 avril 2015 at 18 h 42 min Répondre

      Le secret est super simple en réalité :) (mais vraiment très très simple)….
      Je te le dis mais rien que parce que c’est toi (on ferme les yeux les autres…)

      L’assurance que je peux avoir dans n’importe quelle situation (rencard, premier entretien pour le boulot, rencontre avec des stars…) tient en un principe simple : je m’applique à m’en foutre !
      Ça marche, c’est cool sinon c’est pas grave ! Y’a pas mort d’homme et je m’en fous.

      Pour te situer un peu, j’ai un peu tendance à dire de grosses conneries quand je m’enflamme… Après l’interview de Jérémy Ferrari (que j’adôôre et que je rencontrais pour la première fois, chez lui en plus), il m’a lancé un très courtois « C’était un plaisir tu reviens quand tu veux ».
      J’aurais pu dire juste merci et m’en aller dignement !
      Mais non, j’ai gloussé stupidement et ajouté un « hihi, faut pas me dire ça à moi, tu ne me connais pas je vais être fourrée chez toi tout le temps »…
      Je m’en suis mordu la langue de honte, en plus je ne suis pas une fille comme ça, je ne sais pas ce qui m’a pris.
      Mais tout va bien. Parce que je m’en fous :))

  • Miss Pivoibulle

    12 avril 2015 at 20 h 31 min Répondre

    alors je précise ce genre de gaffes j’en fais tout le temps et j’en ri beaucoup même, en étant morte de honte mais je me marre.
    Je note pour la technique du je m’en fou, mais j’ai un taffe de dingue lol

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