Technique de râteau n°1.

IMG_7759[1] Welcome, Bonjour, Willkommen, Bienvenue.

Merci de vous être déplacés jusqu’à moi pour assister à cette conférence bien utile à l’époque de la relation 2.0 et intitulée « Comment poser des rateaux aux potentiels partenaires rencontrés sur les sites de rencontre »

Il est évident que ce tutoriel fonctionne autant pour les hommes que pour les femmes, et quasiment avec la même efficacité pour les hétéros, homos ou bi. La seule vraie contrainte étant : vous devez avoir rencontré quelqu’un sur une plateforme virtuelle !

Et aujourd’hui, nous allons explorer la première technique de râteau, plus communément nommée la « Je ne peux pas continuer à te voir car en fait je suis mort(e) »

Pour la convénience de chacun (il existe ce mot ? M’en fous j’le trouve joli alors je l’utilise), cette technique sera calquée sur ma propre expérience, mon propre dernier râteau. Il s’agit donc du sujet masculin qui décide de mettre un terme de façon lâche et subite à l’histoire naissante qu’il entretenait avec le sujet féminin (cf : moi).

On ne va pas trop parler de la rencontre, si habituelle aujourd’hui : un site rose et noir (AuM pour ne pas le nommer), une fille qui attaque direct un chevelu parisien qu’elle n’avait encore jamais vu par ici, quelques échanges écrits sympathiques le soir tard et une date arrêtée pour une entrevue réelle.

On ne va pas non plus s’attarder sur le côté réel de l’entrevue : Ils se voient, se plaisent, font un bar, puis deux, puis une brasserie ouverte tard histoire d’éponger un peu tous les mojitos, et puis encore un petit bar histoire d’en remettre une couche. Le sujet masculin insiste pour que la femelle ne rentre pas par le bus de nuit et se propose de la raccompagner chez elle. Polie, cette dernière lui propose un dernier verre et l’invite donc à monter découvrir son univers (non, ce n’est pas une métaphore pour le sexe, je lui ai vraiment montré mes photos et raconté mon boulot). A l’heure où les oiseaux chantent, le sujet masculin rentre chez lui après une unique bise tendre et pleine de promesse sur la joue de la femelle et se fend même d’un petit texto de « bien arrivé »

Ce que je vais vous proposer de décortiquer ici c’est ce qui se passe après.

On ne sera pas obligé de dire que le sujet femelle n’était pas très emballée par cette entrevue (ben ouais, il avait certes les cheveux longs mais il était vraiment trop fin, et puis j’aimais pas ses yeux, et puis il se rangeait vachement à mon avis, pas assez de caractère, je l’aurai bouffé le pauvre petit… J’aurais pu m’en contenter mais ça n’aurait été qu’un contentement, alors je ne voulais de toutes façons pas aller plus loin)… Nan, ce qui compte c’est pas ça… Ce qui compte c’est la forme du râteau !!

Donc après une soirée comme celle-ci, où le sujet mâle a quant à lui montré plein de signes de vrai enthousiasme (je cite « Je te kiffe bien, vraiment, t’es trop géniale »), on pouvait s’attendre à ce que ce soit la femelle qui décide de mettre un frein. Mais que nenni !

Je pense que le déclencheur a été la conversation textotesque du lendemain :

LUI : Mais dis-donc, ton acteur porno fétiche là, Manuel Ferrara, c’est un violent le garçon, je viens de regarder…

MOI : Euh, non… Je ne trouve pas qu’il soit « violent », il y va fort mais c’est tout, si tu veux voir de la violence, regarde les vidéos de James Deen…

LUI : Ouais enfin pour moi, le sexe c’est doux, tendre et câlin.

*Argh, j’esquisse une grimace… Un mec Chamaloow…. J’m’en doutais*

MOI : Eh bien pour moi idéalement le sexe n’est jamais pareil. Parfois tendre parfois pas. Si tu aimes tu peux tout… M’enfin bref on ne va pas parler de ça par texto on risquerait de mal se comprendre.

Et ce fut la fin définitive de nos échanges !

Le surlendemain, le sujet mâle avait supprimé sa page Adopte. Plus d’une semaine après, le texto (poli) que je lui ai envoyé pour m’enquérir de sa santé est à ce jour encore resté sans réponse…

Cette technique est à la fois simple, radicale mais aussi un peu contraignante : Vous disparaissez purement et simplement de la surface de l’internet. Votre éventuel futur partenaire, n’ayant aucun autre moyen de vous joindre que votre numéro de mobile, se lassera forcément après quelques textos dans le vide (pour ma part il n’y en eut qu’un) et/ou quelques appels.

Aucun besoin de s’expliquer… Pas besoin de choisir entre franchise et mensonge pour justifier un « non, finalement j’ai plus envie »… Donc ça c’est le côté simple et radical.

Maintenant le côté contraignant : si vous étiez en train de courir plusieurs lièvres à la fois (sous-entendu : si vous discutiez avec plusieurs Adopteuses) alors vous disparaissez pour toutes… Un peu pénible après de retisser ces liens virtuels si éphémères soient-ils si vous décidez de revenir un jour.

 

Aujourd’hui le sujet mâle est revenu sur Adopte (je sais, il est venu faire un tour sur mon profil le con, son clic a dû ripper), j’ai donc cessé de m’inquiéter en me disant qu’il avait probablement dû mourir dans d’atroces souffrances… Je me suis aussi dit que ce n’était qu’un lâche parmi d’autres et j’ai décidé de ne pas m’en faire car finalement il ne me plaisait pas. Je lui suis presque reconnaissante de m’avoir épargné la peine de réfléchir à mon râteau pour lui, surtout que je n’avais pas forcément d’idées… Mais ça n’aurait pas été celui-là !

En effet, bien que simple et efficace, cette technique manque un tantinet de respect, et sur le net comme ailleurs, je suis persuadée que l’adage « ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’ils te fassent » devrait être potassée un peu plus souvent.

Sur ces belles paroles je vous libère, cette conférence est à présent terminée… N’oubliez pas de changer vos marque-pages pour continuer à suivre votre Agoaye préférée, parce que maintenant c’est ici que je me produis…

 

Et vous, à quoi ressemblait votre dernier râteau ?
Rendez-vous sur Hellocoton !

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Published by Agoaye

Dans un univers parfait, Agoaye aurait Hugh Jackman pour boyfriend, un budget informatique/nouvelles technologies illimité et une carte haute-fidélité chez Lush... Dans notre monde, la réalité est bien différente !

8 Comments

  • G33k

    28 mai 2014 at 23 h 15 min Répondre

    Ah… le courage… remarque, il a eu peur de se faire manger tout cru ;-)

    • Agoaye

      29 mai 2014 at 1 h 17 min Répondre

      P’tet bien qu’il l’a senti oui :) M’enfin franchement il aurait pu dire au revoir en sortant quand même :))

  • fedora

    29 mai 2014 at 7 h 39 min Répondre

    j’allais dire qu’il était peut-être VRAIMENT mort… mais non, même pas… Note, moi j’ai vécu ça après une longue et sérieuse relation… hop ! disparu ! c’est assez troublant aussi…

    • Agoaye

      29 mai 2014 at 12 h 38 min Répondre

      Franchement, là je laisse couler car je n’en ai rien à foutre, mais je racontais hier à ma copine Julie que ça m’était arrivée après une relation de près d’un mois (bon, ok juste sexuelle, mais un mois quand même) et là ça m’a tellement saoulé ce manque de respect que j’ai harcelé le gars. Non pas que je voulais revenir avec lui, mais que je lui demandais juste un « au revoir »… J’ai fini par l’avoir !

  • encoreuneconnasseparisienne

    29 mai 2014 at 20 h 05 min Répondre

    Tu lui as fait peur, pauvre petit chou…La lâcheté est de mise sur les sites de rencontres, mais ce n’est pas réservé aux hommes (d’après ce qu’on me dit). Tu t’es sûrement évitée une soirée avec une demie-molle je pense (huhu).

    • Agoaye

      29 mai 2014 at 20 h 40 min Répondre

      Eh bien c’est sans doute ça… Mais il a eu peur plus longtemps après que les autres, c’est ça qui m’a surpris :)

  • Mouhais

    18 août 2014 at 20 h 16 min Répondre

    Peut être que ça n’a rien a voir avec de la lâcheté et qu’au lieu de faire ça féministe de premier bord, devrais tu de demander pourquoi tu es sur un cite de rencontre virtuel, ou est ce trop dure de sortir ses griffes de pseudos victime dans des interactions autre que virtuelle ?

    • Agoaye

      26 août 2014 at 12 h 19 min Répondre

      Ohhhhh, une pépite de message stupide et inutile qui m’attend pile au retour de vacances, j’adore :)
      Je ne prendrai pas la peine de corriger les fautes hein (j’suis pas encore retournée au boulot), mais la réponse à ta question est expliquée en détails dans nombre de précédents billets que je serai ravie que tu ailles lire !

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