Une fourmi dans un grand huit.

IMG_7265[1]La vie est un grand huit dont nous sommes tous les passagers.

Il y a des hauts, des montées, des émotions funs, des frissons de plaisir, de grosses bouffées d’air frais, de grandeur, des impressions de toute puissance…

Et puis y’a les bas, là où tout fout le camp, la plongée subite, le cœur dans la gorge, le corps crispé, cette sensation qu’on va crever, qu’on est bien bas, si bas, trop bas…

On a tous cette sensation… Même si on croit au destin, au karma, en dieu… On sait qu’il va y avoir des moments avec et des moments sans. Forcément.

Que celui qui a vécu une vie idyllique, toujours dans le merveilleux, parle maintenant. Il n’y aura personne, je parierai mon foie !

Parfois, on se dit que le sort s’acharne, parfois on arrive plus à voir la fin du tunnel, alors on se tourne vers des amis, ou de la famille, ou des professionnels…

Et puis petit à petit les couleurs reviennent dans ce monde qu’on ne voyait qu’en noir et blanc, on arrive de nouveau à apprécier ces petites choses qui font qu’on a une chance inouïe de vivre et de pouvoir s’en rendre compte, on entend les oiseaux chanter, on revit, on est de nouveau heureux.

Et puis à cause d’un détail, d’une quelconque couille dans un quelconque potage, les couleurs se rebarrent, les oiseaux sont des cons, et l’immense marais de la mélancolie revient insidieusement entourer notre espace de vie.

De nouveau il faudra lutter, de nouveau il faudra faire l’effort de relever la tête pour respirer et pour trouver la force de lever le pied, et puis l’autre, et puis reprendre la marche dans le sens de la vie.

Vous pouvez être de ceux qui se rendent compte de ces cycles, de ces montées, de ces descentes, de ces grands huits.

Vous pouvez ne pas en souffrir et gérer vos émotions et votre force comme ça, tout naturellement, être de ceux qui ont accepté l’idée d’avoir eu un ticket pour ce grand huit, pour cette vie… Rire en montant, crier en descendant, aidés par la certitude de la prochaine montée.

Vous pouvez être de ceux qui apprécient même… Qui, optimistes, attendent le prochain virage avec une sage sérénité… Le manège de toutes façons s’arrêtera bien trop tôt, alors autant profiter des moments agréables comme des moments plus pénibles…

Moi je suis la fourmi. Tout est trop fort. Tout est très grand. Tout est trop long.
Imaginez ce que je ressens dans ce grand huit…
Des descentes abyssales pour des montées vertigineuses.
Jamais le temps de s’habituer à la prochaine sensation trop forte.

Ne savoir rien gérer, ne rien pouvoir contrôler dans un manège qui n’est pas à ma taille.

J’ai vraiment du mal à m’y faire…
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Published by Agoaye

Dans un univers parfait, Agoaye aurait Hugh Jackman pour boyfriend, un budget informatique/nouvelles technologies illimité et une carte haute-fidélité chez Lush... Dans notre monde, la réalité est bien différente !

34 Comments

  • Ka Thy

    15 avril 2014 at 16 h 36 min Répondre

    je me retrouve beaucoup dans ce que tu viens d’écrire là ….

    • Agoaye

      15 avril 2014 at 16 h 37 min Répondre

      Je me doutais que ça te parlerait !

  • asm0uille

    15 avril 2014 at 17 h 43 min Répondre

    La vie.. interminables montagnes russes.
    J’ai adoré ton article ^^

    • Agoaye

      15 avril 2014 at 21 h 42 min Répondre

      Merci… J’ai préféré faire la métaphore avec le grand huit, car je me retrouve bien trop souvent la tête en bas :)

  • Radiblog (@Radiblog)

    15 avril 2014 at 19 h 20 min Répondre

    Une phrase que je fais mienne.
    Le bonheur, ça se trouve pas en lingot, mais en petite monnaie!!
    @Bénabar

    Beau billet, encore un de plus.
    Attachiante :)

    • Agoaye

      15 avril 2014 at 21 h 42 min Répondre

      Merci…
      Mais rha, j’aime pas Bénabar (même si les Fatals n’arrêtent pas de me dire qu’en vrai il est très gentil…)

  • Ragnagna

    16 avril 2014 at 6 h 34 min Répondre

    Moi j’aime bien les grands 8, mais peut-être pas celui-là :P
    Je suis une grande optimiste mais ça n’empêche pas les moments de spleen :/

    • Agoaye

      16 avril 2014 at 10 h 30 min Répondre

      Mais si tu arrives à gérer, alors tout va bien !

      • Ragnagna

        16 avril 2014 at 11 h 03 min Répondre

        Ben comme tout le monde tu gères plus ou moins selon les jours. Et quand ça va pas, c’est allo le Chti/allo maman/allo mon lit pour me réconforter.

        • Agoaye

          16 avril 2014 at 11 h 04 min Répondre

          Ben non justement, pas « comme tout le monde »… Y’a des gens qui gèrent moins bien. Genre moi : la fourmi

  • G33k

    16 avril 2014 at 8 h 13 min Répondre

    Je vois aussi la vie comme un grand huit, et depuis peu, je supporte un peu mieux les descentes en imaginant les remontées, la vue est superbe en haut ;-)
    Parcontre je ne pourrais pas te dire le pourquoi du comment de ce changement… le printemps peut-être ?!

    • Agoaye

      16 avril 2014 at 10 h 32 min Répondre

      Tu n’es pas en dépression, c’est sans doute ça ton secret :)

  • Trenty

    16 avril 2014 at 16 h 52 min Répondre

    Ma vie est idyllique :p
    Voilà, je l’ai dis, maintenant j’attend que tu tienne ton paris ;)

    • Agoaye

      16 avril 2014 at 17 h 20 min Répondre

      Je sais que c’est faux !

      • Trenty

        17 avril 2014 at 10 h 17 min Répondre

        Mais euh :p

        Bon d’accord idyllique le mot est trop fort ;)

  • Wuagift

    17 avril 2014 at 9 h 05 min Répondre

    Juste pour savoir, t’étais dans quelle partie du 8 au moment de la rédaction de ce billet ?

    • Agoaye

      17 avril 2014 at 12 h 51 min Répondre

      Dans une petite descente

      • Wuagift

        17 avril 2014 at 16 h 06 min Répondre

        J’t’attends en bas ou on se croisera forcément un jour, une préférence ?

        • Agoaye

          18 avril 2014 at 14 h 45 min Répondre

          Pas sûr… Car je vais généralement très très bas !

  • mamengagee

    17 avril 2014 at 11 h 48 min Répondre

    je me reconnais tellement dans ce texte…..
    <3

  • Prévoir la suite. |

    30 avril 2014 at 16 h 51 min Répondre

    […] pourquoi je me dis qu’en ce moment, mon moi-fourmi a tendance à se trouver à la veille d’une montée […]

  • […] quand ça ne va pas, quand on a un coup de mou, on peut prendre un peu de temps pour soi pour se permettre […]

  • Oui, j’ai douté… | Blog Agoaye

    12 février 2015 at 18 h 43 min Répondre

    […] une fois, ma cyclothymie m’a joué des tours… Encore une fois, je suis passée d’une altitude raisonnable au fond du trou en moins de temps qu’il ne faut pour vous l’écrire. Encore une fois, […]

  • Sept à la maison

    4 mai 2015 at 16 h 05 min Répondre

    Je suis beaucoup comme cela … Mais j’ai pris le parti de ne plus voir le verre à moitié vide, sinon je risque de ne plus jamais voir de couleurs . Je crois que d’avoir vu pas mal de noirceur m’aide à voir le peu de gris clair qu ‘il y a parfois . Je t’envois plein de courage et je te souhaite pleins de couleurs

    • Agoaye

      4 mai 2015 at 18 h 34 min Répondre

      Je te remercie de tes encouragements et de ton témoignage.
      Je suis actuellement une thérapie par la méditation de pleine conscience, j’espère vraiment que ça pourra m’aider !

  • […] enlèvement extraterrestre ou un gain de plusieurs millions au loto), et même si ma vie me paraît tantôt désespérante tantôt passionnante, tout cela ne se joue qu’à des petits détails dont aucun n’est suffisant pour avoir […]

  • La 1ère impression #94 | Blog Agoaye

    17 octobre 2015 at 9 h 01 min Répondre

    […] je vais continuer à entretenir mes passions plutôt […]

  • sisco

    13 janvier 2016 at 19 h 54 min Répondre

    C’est une bonne illustration des choses je trouve !
    Ton article m’a fait pensé à un sujet d’art plastique que j’avais eu en 3e. Il fallait représenter ce qu’il se passait dans notre tête, nos sentiments.

    J’avais fais un espèce de grand tourbillon en fil de fer (ouais, j’aime pas les chiffres, alors un 8 en art plastique, négatif mouahahah), où j’avais accroché plein de couleur mais la base était noire, parce que des fois ça allait pas fort.

    ça m’avait fait un bien fou de trafiquer ce truc!

    • Agoaye

      17 janvier 2016 at 18 h 41 min Répondre

      Oh, ça devait être vraiment joli, je crois arriver à le visualiser…

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