Une fourmi dans un grand huit.


Ma vie de grande malade / mardi, avril 15th, 2014

IMG_7265[1]La vie est un grand huit dont nous sommes tous les passagers.

Il y a des hauts, des montées, des émotions funs, des frissons de plaisir, de grosses bouffées d’air frais, de grandeur, des impressions de toute puissance…

Et puis y’a les bas, là où tout fout le camp, la plongée subite, le cœur dans la gorge, le corps crispé, cette sensation qu’on va crever, qu’on est bien bas, si bas, trop bas…

On a tous cette sensation… Même si on croit au destin, au karma, en dieu… On sait qu’il va y avoir des moments avec et des moments sans. Forcément.

Que celui qui a vécu une vie idyllique, toujours dans le merveilleux, parle maintenant. Il n’y aura personne, je parierai mon foie !

Parfois, on se dit que le sort s’acharne, parfois on arrive plus à voir la fin du tunnel, alors on se tourne vers des amis, ou de la famille, ou des professionnels…

Et puis petit à petit les couleurs reviennent dans ce monde qu’on ne voyait qu’en noir et blanc, on arrive de nouveau à apprécier ces petites choses qui font qu’on a une chance inouïe de vivre et de pouvoir s’en rendre compte, on entend les oiseaux chanter, on revit, on est de nouveau heureux.

Et puis à cause d’un détail, d’une quelconque couille dans un quelconque potage, les couleurs se rebarrent, les oiseaux sont des cons, et l’immense marais de la mélancolie revient insidieusement entourer notre espace de vie.

De nouveau il faudra lutter, de nouveau il faudra faire l’effort de relever la tête pour respirer et pour trouver la force de lever le pied, et puis l’autre, et puis reprendre la marche dans le sens de la vie.

Vous pouvez être de ceux qui se rendent compte de ces cycles, de ces montées, de ces descentes, de ces grands huits.

Vous pouvez ne pas en souffrir et gérer vos émotions et votre force comme ça, tout naturellement, être de ceux qui ont accepté l’idée d’avoir eu un ticket pour ce grand huit, pour cette vie… Rire en montant, crier en descendant, aidés par la certitude de la prochaine montée.

Vous pouvez être de ceux qui apprécient même… Qui, optimistes, attendent le prochain virage avec une sage sérénité… Le manège de toutes façons s’arrêtera bien trop tôt, alors autant profiter des moments agréables comme des moments plus pénibles…

Moi je suis la fourmi. Tout est trop fort. Tout est très grand. Tout est trop long.
Imaginez ce que je ressens dans ce grand huit…
Des descentes abyssales pour des montées vertigineuses.
Jamais le temps de s’habituer à la prochaine sensation trop forte.

Ne savoir rien gérer, ne rien pouvoir contrôler dans un manège qui n’est pas à ma taille.

J’ai vraiment du mal à m’y faire…
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34 réponses à « Une fourmi dans un grand huit. »

  1. Moi j’aime bien les grands 8, mais peut-être pas celui-là :P
    Je suis une grande optimiste mais ça n’empêche pas les moments de spleen :/

      1. Ben comme tout le monde tu gères plus ou moins selon les jours. Et quand ça va pas, c’est allo le Chti/allo maman/allo mon lit pour me réconforter.

  2. Je vois aussi la vie comme un grand huit, et depuis peu, je supporte un peu mieux les descentes en imaginant les remontées, la vue est superbe en haut ;-)
    Parcontre je ne pourrais pas te dire le pourquoi du comment de ce changement… le printemps peut-être ?!

  3. Je suis beaucoup comme cela … Mais j’ai pris le parti de ne plus voir le verre à moitié vide, sinon je risque de ne plus jamais voir de couleurs . Je crois que d’avoir vu pas mal de noirceur m’aide à voir le peu de gris clair qu ‘il y a parfois . Je t’envois plein de courage et je te souhaite pleins de couleurs

    1. Je te remercie de tes encouragements et de ton témoignage.
      Je suis actuellement une thérapie par la méditation de pleine conscience, j’espère vraiment que ça pourra m’aider !

  4. C’est une bonne illustration des choses je trouve !
    Ton article m’a fait pensé à un sujet d’art plastique que j’avais eu en 3e. Il fallait représenter ce qu’il se passait dans notre tête, nos sentiments.

    J’avais fais un espèce de grand tourbillon en fil de fer (ouais, j’aime pas les chiffres, alors un 8 en art plastique, négatif mouahahah), où j’avais accroché plein de couleur mais la base était noire, parce que des fois ça allait pas fort.

    ça m’avait fait un bien fou de trafiquer ce truc!

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